Michael Moore bouge encore!
J'ai donc assisté à l'avant première du film de Michael Moore "Capitalism: A love story". Je vous conseille d'aller le voir, et quand le DVD sortira de l'acheter. Vous allez comprendre rapidement, c'est un acte de salubrité publique que d'aller voir ce film. Ca décrit les ravages du capitalisme et du libéralisme aux USA, le tout accentué par cette crise financière toujours pas finie: Cette semaine on est arrivé au chiffre de 106 faillites de banques aux USA... et DSK nous annonce que la reprise approche.
Voilà donc ce que j'ai retenu du film. A chaque fois, Moore interviewe des acteurs de ce désastre, victimes ou complices défroqués. Il y'a des histoires personnelles, de l'émotion, du vécu, de l'espoir, et un sentiment étrange de proximité avec ce qui se passe chez nous dans certains cas. Le film commence par l'histoire personnelle de Michael Moore, enfant des 60's qui a donc vécu l'extraordinaire période de croissance et d'enrichissement des citoyens US. Ses parents en ont profité, à une époque où le taux marginal de l'impôt sur le revenu était de 90% et où l'homme pouvait marcher sur la Lune... Puis quelque chose à changé, un cow-boy a été élu président. Et les choses ce sont enchaînées avec comme maitre-mot la dérégulation l'objet de toutes les attentions de tout libéral.
Voilà ce que ça a donné la bas, dans des cas précis :
On va donc découvrir des pilotes de lignes de compagnie intérieures salariés à 20 K$ par an et qui doivent exercer des jobs en plus.En fait ils sont payés moins cher que le directeur du MacDo du coin! Des histoires de compagnies qui ont tout fait pour tuer les syndicats et donc obtenir des salaires plus faibles. Avec des accidents, des histoires de pilotes qui oublient telle ou telle procédure.
Que retenir de ça? Ce que j'appelle le syndrome GAP : profits en hausse, qualité en baisse. Le pantalon GAP est moins solide qu'il y a 10 ans mais vous est vendu aussi cher, et sa production coute moins cher à GAP. Vous avez toujours cru que le client était roi? Allez lire ce billet basé sur mes expériences pro avec "magouilles" impactant des centaines de milliers de clients.
Moore ressort la déclaration des droits de Franklin D. Roosvelt décédé en 1945 avant de l'avoir fait promulguer, elle est tombée dans l'oubli. En gros c'est notre pacte de 1945, le résumé du projet du conseil national de la résistance. Seb Musset l'a trouvé sur Wikipedia: Celle-ci expliquait que le citoyen US aurait de nouveaux droits:
"- Le droit pour chacun à un travail utile et correctement rémunéré;
- Le droit pour chacun de manger à sa faim, de pouvoir se vêtir et d'avoir des loisirs;
- Le droit pour tout fermier de cultiver et vendre ses produits à un tarif lui permettant, à lui et sa famille, une vie décente;
- Le droit pour tout entrepreneur, petit ou grand, d'échanger dans une atmosphère dégagée de la compétition et de la domination des monopoles domestiques ou internationaux;- Le droit pour chaque famille à un toit décent;
- Le droit pour chacun à la protection médicale, et aux meilleurs conditions de santé possibles;
- Le droit pour chacun à une protection contre les conséquences économiques de la vieillesse, de la maladie, des accidents de la vie et du chômage;- Le droit pour chacun à une bonne éducation."
Savez vous que chez nous on trouve des séides du libéralisme toujours près à combattre ce pacte de 1945, celui qui nous a donné la sécurité sociale par exemple.
Moore nous montre l'expulsion de gens qui n'ont plus rien à part leur voiture et se voient proposer un chèque de 1000$ pour bruler leurs meubles.. Et oui l'expulsé doit rendre le bien propre, et donc faire le ménage et le vider complètement. Tout ça après avoir travaillé comme des chiens pendant des années, et devoir abandonner le patrimoine familial comme l'agriculteur interviewé. Et ces biens immobiliers sont ensuite l'objet d'attention de revendeurs vautours qui font un gros jackpot sur les maisons dont la valeur à baissé des 2/3 ou 3/4. Regardez cet extrait, il parle de lui même:
A un moment, un des expulsés ( paysan blanc, celui qui reçu le chèque de 1000$ pour bruler ses meubles qu'il ne pouvait emmener) explique des choses très simples d'une façon très directe: Ce sont toujours les mêmes qui triment, un jour il faudra bien prendre a ceux qui ont trop. Témoignage très émouvant, d'un mec qui a du bosser dur, et ne peut pas profiter du fruit de son labeur. Il faut savoir que le paysan a forcément un lien fort avec la terre de son père, grand père etc.. Par la suite, il explique qu'il faudra aller taper sur la gueule des cons, mais se dit que "non faut pas".
On découvre aussi des entreprises qui prennent des assurances vies sur leurs salariés et touchent le pactole quand celui ci meurt jeune sans avoir par exemple réussi à payer l'hôpital. Savez vous que les frais médicaux élevés sont désormais la première cause de rupture de crédit hypothécaires aux USA, et donc la cause principale des reventes et expulsions de biens immobiliers ? Dans le film vous verrez le cas d'une jeune asthmatique trentenaire ans dont la famille a du s'endetter pour payer l'hôpital et les soins. Cette grosse saloperie d'assurance-vie sur le dos d'un tiers a été rendue possible grâce à la complicité du congrès US et aux multiples dérégulations. Moore explique que la division du FBI chargée d'enquêter sur la délinquance financière a été vidée par Bush et ses amis. Que se passe-t-il chez nous ? Est ce que les moyens de lutter contre la délinquance financière ont été augmentés depuis 2002 ?
Vous verrez une usine occupée dans la banlieue de Détroit. Ce mouvement social avait comme raison la demande du paiement du dû aux salariés en fin de contrat (comme en FR , bouteille de gaz en moins). ici les salariés ont du occuper l'usine pour obtenir quelques milliers de dollars. Dans la même région, on voit un sherif qui refuse d'exécuter les expulsions comme la loi lui en fait l'obligation. C'est de la résistance civile tout simplement. Ailleurs dans les mêmes USA on aura tenté du libéralisme à l'outrance en milieu judiciaire pendant quelques années: Avec la privatisation de la prison pour jeunes dans un comté (équivalent d'un département). Avec un juge local qui se fait payer par la prison privée et qui condamne tout ce qui passe a quelques mois de prison. Moore oublie de préciser que les gens payent "un loyer" en prison privée. La belle entreprise a perduré, des gamins sont restés en prison selon le bon vouloir de l'entreprise privée. This is free entreprise!
Une grosse partie du film concerne le plan de relance des banques, le fameux TARP c'est un coup d'état bancaire : Au moins 700 milliards de dollars passés on ne sait où , voire plus. En gros le parlement a confié le trésor US a des banquiers et ceux ci ont imposé au parlement un comportement HORS DROIT , c'est à dire pas du tout attaquable en justice y compris devant la cour suprême. Souvenez vous que nous sommes passés tout près du gouffre, que tout s'est déclenché en 24h. Les témoignages des rares parlementaires US opposé à ce coup de force sont édifiants.
Tout cela est lié à un mémo de Citygroup sur la démocratie et les riches clients de la banque. Pour celle-ci, le problème de fond, c'est que leurs riches clients ne représentent que 1% de la population et que ceux là n'ont que 1% des droits de votes... Quelle drame : Les pauvres peuvent éventuellement leur demander des comptes... En gros pour la banque le problème c'est la démocratie, il faut donc confisquer le pouvoir pour maintenir une ploutocratie qui s'adjoint un fonctionnement spéciale de l'économie : Ploutonomy, où le top 1% décide de tout et où la classe moyenne est prolétarisée.
Voilà en plus de quoi lire en anglais sur cette fameuse plutonomie/Plutonomy qui est le pendant économique de la ploutocratie. L'économie aux mains du top 1%, qui utilise la finance comme moyen d'en avoir encore plus à bouffer, et stocker les 4x4 dans des garages de 1000m^2. Le fameux mémo de CityBank est disponible en deux parties au format PDF : Partie 1, Partie 2 chez scribd.com
Vous pouvez feuilleter la 2e partie de ce fameux mémo :
Citigroup Mar 5 2006 Plutonomy Report Part 2
Moore vous rappellera aussi que Goldman Sachs contrôle beaucoup de choses: Ils ont placé des hommes dans le gouvernement US depuis les années 80, que ce soit chez les républicains ou les démocrates. C'est encore pire avec Obama. ( Tout est vérifiable en plus: Fouillez sur les noms dans google). Devinez qui a financé B.Obama ?
On voit des images d'archives, avec un banquier ( je sais pas le quel) glisser à l'oreille de Reagan qui ouvre la séance de Wall street au début des années 80 : "Bon maintenant faites plus vite". Scène d'anthologie, avec un banquier qui donne des ordres au maitre du monde, le mec qui voulait transformer l'USSR en tas de cendres. Toutes les saloperies ont commencé là, avec ces folles dérégulations: Le taureau était lâché.
Vous allez rigoler quand Moore demande à des ex-traders ou spécialistes de la finance de lui expliquer les fameux CDO, CDS etc.. Tous ces produits dérivés, décrits par des modèles mathématiques avec intégrales, suites et autres objets qui vous rappellent des maux de crâne. Regardez la à gauche, c'est extrait d'un PDF de 6 pages qui présente le modèle mathématique d'une de ces saloperies.
Le premier "expert" bafouille maladroitement. Le 2e bafouille, et ne trouve pas d'explications ou d'analogie concrètes : Étrange pour un truc qui est censé correspondre aux besoins de l'économie réelle. En gros, des singes savants ont conçu des outils mathématiques pour spéculer sur la spéculation et assurer des assurances sur on ne sait plus trop bien quoi. Tout ça devant croître sans cesse et générer des flux financiers où tout se petit monde se vautre.
Puis un dernier "expert" explique que c'est compliqué pour se mettre à l'abri du code des impôts US ( qui doit interdire les opérations à tiroirs en tout genre) et que si un mec des impôts comprend, c'est qu'il est bon et donc faut l'embaucher... ce qui revient alors à se mettre à l'abri.
Tout ça ne parait pas moral à Moore. D'où un gros passage sur le supposé aspect "moral" du capitalisme et de sa moralisation. Moore est croyant, il demande donc à son curé qui est assez explicite: non c'est égoiste et "evil" "bad" .
Pris d'un doute : Moore demande a un autre curé qui a marié sa sœur (de mémoire) : bad, evil sont de nouveaux employés. Encore pris du même doute il va voir l'évêque qui est le chef des deux curés: c'est bad et evil contre les notions chrétiennes de partage et d'aide de son prochain et explique que les riches auront du mal à aller au paradis. Et on ne peut pas moraliser ce qui est mal par essence. Là je me pose une question simple: le communisme et le socialisme ne sont ils pas des enfants du christianisme ?
Habillement, Moore mélange des images de propagande des années 50 : free entreprise = Jesus ... et l'évêque qui ensuite explique son point de vue : Non si Jésus revenait il ne serait pas pour le capitalisme.
Le message final est simple : On a cru, nous a fait croire que chacun avait sa chance ( american dream) et que le capitalisme créait des richesses pour tous. Syntax Error: s'il en crée, beaucoup part dans les mêmes poches et de plus en plus vite, ce fameux top 1%, vers ceux qui ne souffrent jamais des malheurs qui tombent toujours sur les pauvres: Cela est illustré par des images d'inondation. Il demande alors si ce n'est pas le PDG de AIG là sur le toit en caleçon ?.
Et finalement, il y a des coopératives aux USA , des co-op en fait. Moore en parle, et oppose ça à la quête du profit individuel immédiat. Sa conclusion: Nous nous sauverons en adoptant ce modèle co-opératif qui est l'opposé de la corporate anarchy.
Et depuis, Michael Moore a lancé un appel : 15 things Every American Can Do Right NOW pour changer le fonctionnement de la société. Quand j'ai expliqué que j'avais vu ce film sur Twitter, j'ai eu aussitôt des réponses des chiens de garde libéraux "ah oui, mais gnaaaa gnaaa le capitalisme il a sorti 60 millions de chinois de la pauvreté". Ah bon ? 60 millions sur 1 milliard de chinois ? Mazette quelle efficacité et dans quel taux ? Avec quelle progression moyenne ? Leur revenu à été multiplié par quel facteur ?
Et le milliard de crève-la-faim? les africains qui payent désormais l'eau qui était gratuite ? ça aussi ça doit être un progrès du capitalisme selon ces aboyeurs en 140 car:
"Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde a augmenté constamment depuis 10 ans. Aucun progrès n'a été effectué pour atteindre les objectifs du Millénaire d'une baisse de moitié des personnes sous-alimentées entre 1990 et 2015, à environ 420 millions de personnes"
Non en fait c'est corporate anarchy rien de plus, à moins que ne soitle socialisme pour les riches et le capitalisme pour les pauvres...

Commentaires
Merci pour ce superbe compte -rendu. Merci à Moore de mettre les pieds dans le plat avec constance. Il y en a marre de ce système financier qui nous pourrit la vie...
Chapeau bas !
Bon d'abord bravo pour le compte rendu ...
Ensuite, je ne peux m'empêcher de relever :" Là je me pose une question simple: le communisme et le socialisme ne sont ils pas des enfants du christianisme ?".
Tu vois que la morale est avant tout religieuse et que les valeurs d'amour et de partage du christianisme ont un sens ...
Ensuite si Moore fait un documentaire sur les ravages du communisme, on aura les mêmes drames mais en puissance 10. Drame humain, drame écologique.
Donc le capitalisme reste le seul moyen d'améliorer le niveau de vie de la population. Ca c'est le postulat de base que les socialistes ont du mal à comprendre.
La question est d'y remettre de la morale, d'une façon ou d'une autre.
Ce n'est pas la libéralisation de l'économie qui a pourri le système.
C'est d'avoir fait cette libéralisation en même temps que la religion et la morale était mise à terre.
Exemple : Bill Gates qui redonne une partie de son pognon. Ca c'est morale.
Contre exemple : les trous du cul qui spéculent sur les denrées alimentaires en oubliant les yeux d'un enfant qui meurt de faim.
Je crois dans les valeurs, je crois dans la morale, et je crois en Dieu.
J'écris cela non par prosélytisme (la foi relève de l'intimité de chacun dans notre société laïque), mais parce que toutes les règlementations du monde ne valent pas l'amour de son prochain qui peut guider les hommes à faire le bon choix, y compris dans la vie économique.
L'exemple de la prison privée est édifiant. C'est tout simplement la résurgence de l'esclavage. Aux USA l'incarcération est devenue un modèle économique de traitement du chômage (2 millions de détenus).
@pet
Manquaient plus que les curés. C'est fait.
Au fait, programme niveau collège :
Si A implique B alors non B implique non A est faux. Désolé pour la logique binaire...
A bon entendeur...
PS: curieux, cette quasi-absence de fautes d'orthographe, c'est son nègre qui a rédigé ou quoi ?
Michael Moore fait dans l'éthique de conviction. Il pense que "le capitalisme c'est le mal et qu'il faut l'éradiquer". Comment peut-on prendre ses films au sérieux alors qu'on sait qu'il va tout faire pour nous dégoûter de l'économie de marché ? Si un ultra-libéral faisait un film nommé "capitalism did this", il montrerait la prospérité des villes occidentales, les évolutions technologiques, médicales, sociales etc... et on sortirait de la salle en se disant que le capitalisme c'est le paradis. Aucun film ne montre la réalité, mais seulement l'opinion des auteurs, et quand l'opinion est extrémiste, le film n'a pas de valeur.
Voilà, Moore qui nous fait un film sur le capitalisme, c'est comme un Ayatollah qui fait un film sur l'homosexualité.
Ensuite, pour tout le passage où il est question de l'argent donné par l'Etat américain aux banques, et de l'infiltration des milieux politiques par la grande finance, je ne vois pas très bien le rapport avec le capitalisme/libéralisme. Quand l'Etat prend de l'argent aux uns pour le donner aux autres, ou favorise certains acteurs économiques, ça ne s'appelle pas du libéralisme. Ça s'appelle du dirigisme, de l'interventionnisme, du socialisme. Mais c'est le contraire absolu du libéralisme.
Il n'est pas honnête de mettre dans le même sac les dégâts que fait l'économie de marché libre, et la corruption des politiques en charge de l'économie, car dans ce cas, l'économie n'est pas libre.
Effectivement, tout ça a des relents bien chrétiens. D'abord dans la glorification du pauvre, du misérable, du "looser", qui entre parenthèses a été cruellement démontée par Nietzsche dans l'Antéchrist. Ensuite, dans le rejet du monde réel, de ce monde de souffrance que les chrétiens comme les anti-capitalistes méprisent et rejettent sans autre alternative que la promesse complètement délirante d'un paradis amené par le messie. Que ce soit dans l'autre vie ou dans celle-ci. Enfin, cette façon de mettre de la morale de partout, surtout dans ce qui en est complètement dénué. Le capitalisme n'est pas moral, encore moins immoral, c'est un système économique, technique, de production. Est-ce qu'une voiture est morale ? Est-ce qu'un compte en banque est moral ? Non, c'est absurde. Les seules choses sur les quelles nous pouvons émettre des jugements de valeurs sont les actions des hommes. Et dans le capitalisme, comme dans le socialisme ou le fascisme, il y a des gens qui se comporte de manière respectueuse de leur prochain, et d'autres non. Mais un système économique ou politique n'est pas moral, n'est jamais moral.
Dire que "le capitalisme c'est le mal - evil, bad" c'est passer complètement à coté des vraies questions.
Ce doc nous met encore plus la question essentielle au cœur de notre débat politique pour l'avenir: Voulons-nous une société humaniste? Si oui alors nous devrons nous attaquer au pouvoir bancaire et financier qui dévoie le capitalisme jusqu'à l'inhumanité:
http://la-loire-soutient-segolene-r...
Et cette question sera à l'origine d'une recomposition idéologique politique qui fera exploser les clivages droite-gauche. Du moins je le crois.
Dimanche 1er novembre :
Aux Etats-Unis, la banque la plus importante pour les prêts aux Petites et Moyennes Entreprises s’appelle CIT. Aujourd’hui, CIT a fait faillite.
Lisez cet article :
Le groupe financier américain CIT, acteur incontournable du financement des PME américaines, a annoncé dimanche qu'il se mettait sous la protection de la loi sur les faillites (Chapter 11).
"Le Conseil d'administration a approuvé la proposition de déposer volontairement un dossier au tribunal des faillites du district sud de New York", indique le groupe dans un communiqué.
Les actifs de CIT étant évalués à 71 milliards de dollars, il s'agit de la cinquième plus grosse faillite de l'histoire des Etats-Unis, après celles de Lehman Brothers (2008), Washington Mutual (2008), WolrdCom (2002) et General Motors (2008).
http://www.boursorama.com/infos/act...
Voici les dernières nouvelles de l’économie réelle (je dis bien : l’économie réelle, pas l’économie des menteurs et des joueurs de pipeau) :
1- Le revenu disponible réel des ménages américains a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée.
2- Les dépenses de consommation des Américains ont diminué de 0,5 % en septembre.
3- « USA : malgré la reprise, l’économie reste encore très dépendante de l’Etat. Les chiffres publiés vendredi 30 octobre par le Secrétariat au Commerce montrent que le revenu disponible réel des ménages a baissé en septembre pour le quatrième mois d’affilée, et que les Américains préfèrent épargner plutôt que dépenser, accréditant le pronostic des analystes selon lequel la consommation, qui a apporté 2,36 points de croissance au troisième trimestre, risque de replonger sur la fin de l’année. » (Source : france-info.com )
4- « Les autorités américaines ont fermé vendredi 30 octobre neuf banques, un record pour une seule journée depuis le début de la crise financière. Cette opération porte à 115 le nombre de banques mises en faillite depuis le 1er janvier 2009, soit le plus haut niveau annuel depuis 1992. Les analystes s'attendent à ce que d'autres surviennent encore d'ici la fin de l'année. »
http://fr.reuters.com/article/busin...
Message transmis aux fanatiques de la méthode Coué.
Message transmis aux naïfs qui croient que « La récession est finie ».
Message transmis à madame la marquise Christine Lagarde.
Message transmis à Obama qui disait samedi 31 octobre : « Aujourd'hui, je suis ravi de pouvoir vous offrir des meilleures nouvelles qui, tout en n'étant pas une cause de réjouissance, font penser que nous allons dans la bonne direction. »
Message transmis aux journalistes, aux éditorialistes, aux commentateurs qui refusent de voir la réalité telle qu’elle est.