Rien que le titre permet déjà de lui coller un coup de trique : La droite au chevet des classes moyennes. Il manque un truc, "la droite au pouvoir depuis 2002". Cela fait donc 7 ans que la même bande de zozos est au pouvoir.  Et si certaines catégorie de la population sont malades, il faudra quand même un jour faire le bilan de la bande... Cette bande est doué dans un domaine : communiquer et faire le contraire, inverser le sens des mots.

D'après Wauquiez il y'a panique en la demeure en effet, selon lui la droite fait parfois l'idiote et adopte une étrange politique: elle revient à abandonner les classes moyennes sur le bas-côté de la route, elles qui sont les bataillons les plus nombreux et les plus touchés par la crise. A force de s'inquiéter des marges, on a oublié le coeur. N'oublions pas que la République de Weimar ne s'est pas relevée de cette erreur.

Nous ne sommes pas loin du point Godwin et de la connerie de base. C'est un problème en ce moment avec celui de la ré-écriture de l'Histoire. Rendez vous compte, si l'UMP ( au pouvoir de 2002) ne faisait rien suite à l'inactivité de la bande de bons à rien (au pouvoir depuis 2002), nous aurions des chemises brunes dans la rue! Quelle horreur, heureusement que le social Wauquiez est là pour nous éviter ce funeste sort.

Dans le monde de Wauquiez les chiffres n'ont pas d'importance et comme son mentor Sarkozy le pense: l'Histoire ça ne sert à rien. On est dans le pifomètre et on doit faire peur :

Qui sont ces classes moyennes ? Selon les critères que l'on retient, cet entre-deux aux frontières poreuses, situé entre les classes populaires et les classes supérieures, oscille entre 40 % et 80 % de la population française. Mais laissons ces débats aux spécialistes. Ce qui m'intéresse, c'est que plus de deux Français sur trois s'identifient aux classes moyennes et que cette idée s'accompagne d'un fort sentiment d'insécurité.

C'est le grand classique à Droite : la France a peur, ou il faut lui faire peur en période électorale, quitte à fabriquer les peurs ou tordre le coup aux statistiques. On notera que dans la version haute de l'estimation, il reste en gros 10% de pauvres et 10% de riches. Ça permet de cibler large en terme de communication politique pour de tels ânes. Par contre si on prend la version basse de l'estimation, on a sans doute une plus grosse population de pauvres. Mais à ça Wauquiez ne s'y attarde pas: laissons ces débats aux spécialistes. On va voir qu'il aurait du laisser sa plume, et éviter d'écrire n'importe quoi.

 Par exemple que Les employés et les ouvriers n'entrevoient pas la possibilité d'évoluer dans leur métier faute de formations. Dans un pays où le budget annuel de la formation continue avoisine les 30 milliards d'euros cette remarque n'est pas qu'idiote ou anodine. En fait, la bande de néo-cons aimerait sans doute redistribuer ce gros pactole à quelques amis. Il faut donc commencer à intoxiquer: Les salariés français auraient donc un problème de formation, qui les bloque dans leur évolution de carrière et donc de salaire. Le problème n'est pas aussi simple que ça, les grandes entreprises françaises se livrent au petit jeu de la contraction des salaires, l'appel à la sous-traitance massive qui permet de décaler sur des PME les problèmes de formation. Mais cela ne semble pas évident aux yeux de notre sous-ministre à l'emploi.

Par contre le voilà qui pond un perle merveilleuse au sujet de ces classes moyennes.

Elles vivent de plus en plus mal le fait d'être trop modestes pour profiter des allégements fiscaux et trop aisées pour bénéficier de la revalorisation des aides sociales, comme le revenu de solidarité active (RSA).

Cette saillie idiote contient en fait deux perles, des aveux même :

1/ Selon les chiffres même de Wauquiez on a donc entre 40 et 80% de la population dans les classes moyennes... et qui ne bénéficient pas des allégements fiscaux. On est donc immédiatement tenté de dire la vérité : les baisses d'impôts de l'UMP ( depuis 2002) ne bénéficient qu'aux contribuables ayant les revenus les plus élevés facilement maquillé sous le terme "classe moyenne supérieure" ou "familles" (nombreuses et riches). C'est confirmé par la petite frappe du Sarkozysme: un politique pour les plus riches, c'est à dire les 2 ou 3 derniers déciles.

2/ Le même Wauquiez parle de revalorisation des aides sociales. Mais sait-il que celles-ci ne font que suivre péniblement l'indice officiel d'inflation ? Et notre Zozo a oublié de préciser que la prime de noel qui concerne les bénéficiaires des minimas sociaux... à vu son montant diminué de 50 euros. Les aides au logement ne suivent pas l'inflation des loyers par exemple.

Le pire est à venir, Wauquiez dénonce alors l'augmentation à marche forcée du smic et la contraction du crédit ont comblé le fossé entre les plus bas revenus et les salaires de la frange inférieure des classes moyennes.

Tout la monde aura remarqué que le SMIC atteint des niveaux colossaux, il est d'ailleurs vu son montant augmenté d'à peine 6 euros mensuels dès le premier Janvier. Voilà donc pour la marche forcée. On on notera aussi que le smic brut est de 1.343,77 euros mensuels pour 35 heures hebdomadaires. Ce qui fait à peu près 1050 euros nets mensuels. Selon l'INSEE le salaire moyen des salariés à temps plein est de 1700 euros. Et d'après Waquiez un smicard qui est donc situé à -50% par rapport au salaire moyen,  fait partie des classes moyennes. La logique a donc été modifiée depuis la précédente connerie du sous-ministre, il se contredit. Tout petit sarkozyste raconte tout et son contraire.

Mais ce n'est pas grave, il faut placer "classes moyennes" le plus possible dans les écrits, et les discours. Ça doit être un des gimmicks de communication des spin doctors de l'Élysée pour tenir jusqu'à 2012. Vous aurez aussi noté que Selon Wauquiez, les classes moyennes n'ont pas pu corriger cette situation par le crédit: celui-ci s'est contracté. Rien d'étonnant alors que sa collègue Christine Lagarde soit devenue l'amie servile des banquiers et soutienne les organismes de crédit revolving contre toute idée de régulation. Cette bande de cons voudrait tout simplement voir les français s'endetter à 20% plutôt que de parler redistribution et partage des profits.

Il nous fait alors la listes des merveilles décidées par son gouvernement, comme par exemple la suppression temporaire des deuxième et troisième tiers de l'impôt sur le revenu pour la première tranche d'imposition. Mesure dont j'ai démontré grâce à l'aide de ma sœur, qu'elle était injuste et pouvait cibler des revenus aisés: Elle a bénéficié de cette mesure, alors que moi avec des revenus inférieurs de 50% n'y ait pas eu droit.

Mais ce n'est pas fini, Wauquiez n'hésite pas et le voilà qui donne un dernier coup de rein:

Sur notre feuille de route, figure ainsi un double objectif : remettre la justice et la solidarité au cœur de notre action, tout en veillant à l'équilibre entre les droits et les devoirs du citoyen. Car mieux répartir les richesses, c'est rendre aux classes moyennes leur rôle de moteur de l'ascenseur social et de l'économie française.

Il parle de mieux répartir les richesses, ça doit être un nouveau gimmick des spins doctors : Les UMP doivent s'emparer des mots de l'opposition et les dénaturer en y collant leur réformes.On met donc ça sur la feuille de route de tout ministre ou sous-ministre UMP.

Ici le culot ne l'étouffe pas, la politique fiscale menée par l'UMP depuis 2002 ne fait que favoriser les plus hauts revenus, favorise la transmission de la rente. N'oublions pas que la bande Sarkozy a par exemple permis les donations exonérées jusqu'à 320 000 euros annuels. Ces montants là sont éloignés des revenus des classes moyennes et populaires. En effet il suffit de regarder la répartition des revenus salariés des français ici à gauche.

On voit donc l'étendue du problème, et que la communication de l'UMP est facilement démontée. Ces zozos là font croire à des tas de gens que leur politique fiscale les concerne, forcément c'est plus vendeur et ça valorise l'adepte du gros rouge qui tâche. Il n'en n'est rien. Tout est fait pour favoriser la transmission de patrimoine hors impôts, et donc de ceux qui en disposent déjà dans leur cercle familial. Tout cela était sans doute la pire mesure de la fameuse loi TEPA.

320 000 euros de donation exonérées d'impôts, ça fait l'équivalent d'environ 27000 euros mensuels. C'est à dire un équivalent revenu qui vous place dans l'ultime tranche supérieure ( 99,9% des salariés gagnent moins que ça). Ça doit être la "justice" au sens Wauquiez.

Mais pour ces zozos là nous sommes encore dans la rhétorique des classes moyennes. Tout ça tombe bien sûr au moment des régionales, on va entendre l'UMP expliquer que les classes moyennes sont écrasées par les hausses d'impôts des régions socialistes (entre 10 et 30 euros de plus par an je crois, c'est énorme vous ne trouvez pas ?). Par contre Waquiez n'aborde pas le sujet des 94 milliards d'Euros de niches fiscales. Encore une marque de fabrique de la bande UMP: Sur ce point, on fait semblant de limiter mais tout le monde sait qu'il sera vraiment facile de dépasser le plafonnement comme l'ont montré les décodeurs du Monde. Je leur suggère de lire la prose de l'adepte du LSD qu'est Wauquiez. Avec ça, ils ont de quoi écrire des tonnes d'articles.

On pourra se demander si Wauquiez est cynique ou naïf, non, il vit dans un autre monde. Celui où les top executive décident pour les autres, un monde où les dimensions et chiffres ne sont pas les mêmes que pour vous. Tout y est déformé. C'est la droite sous acide ! Ils se permettent les pires ignominies avec le traite-étalon Besson, ou alors s'inventent des profils sociaux avec Wauquiez la petite frappe du Sarkozysme.


Des divergences peuvent apparaitre sur la nature de la drogue utilisée : LSD , Cocaine ou fumage de moquette ? Tout est possible.