La culture du vide...
Ce matin lors d'un échange avec un expert es-sciences politique et en utilisant une technologie web 0.7pl12, j'ai pu discuter de choses interessantes sur l'actualité du moment. J'en fait un billet, en effet la discussion a été passionnante hier à Paris Carnet, cette nuit par mail, et ce matin via notre super outil!
Hier soir , je suis allé à la réunion Paris-Carnet dans le 11e, ou j'ai pu discuter du bout de gras, des insultes et de la diffamation avec une star du barreau, initier une blogwar entre complices... et parler de la situation politique du moment. En effet, ces blogeurs là sont pour certains ségophobes et d'autres jugent Ségolène Royal cramée. Avec des arguments et des doses de bonne foi toute relative. C'est leur droit.
J'ai discuté de la chose politique du moment avec Valério Motta et Abadinte et plus tard avec Cratyle.. Le premier est chargé de sonder Benoît Hamon pour savoir si celui-ci voudrait discuter blogage politique avec la bande des left_blogs. Ils l'apprendront en lisant ce blog, ça va être fun. Et oui, car nous fonctionnons en bande. Avec des outils nous permettant de nous échanger informations et idées à la vitesse de la lumière ( qui va moins vite dans la bière que dans le vide). Sur la gauche vous avez par exemple une capture de notre outil secret (même en payant cher, vous n'aurez pas les éléments des connexion) qui grâce à une technologie web 0.7pl12 nous permet de communiquer en live, voir même d'organiser des conférences au sommet avec réunion du Politbüro social-traitre.
La discussion avec des blogeurs ségophobes ( on va les rassembler sur ce vocable dès qu'ils sont en mode couinage) et ségo-basheurs ou sego-niet-de-gauche est un très bon exercice pour moi. Ca me permet de suivre l'évolution des critiques, des remarques négative. De noter leur arguments. Comme le dit o16o, il faut "sonder l'inconscient de la ségophobie". Par ce que parfois ça tient plus du ressenti , du sentiment que de la logique. C'est leur droit le plus strict et n'y voyez pas cher victime une attaque. On a le droit d'être dans le ressenti ou le sentiment vis à vis d'un personnage politique, et moi j'ai le droit de vous moquer gentiment. Le but du jeu est leur porter la contradiction "light" pour exciter leurs neurones.
Du coup, certains hier soir ce sont même demandé pour qui je roulais au PS, signe que les choses évoluent. Ils devront lire Challenge pour avoir confirmation de leur erreur d'appréciation. O16o , spin-doctor old-sk00l sous Freebsd, a une remarque percutante : "Si j'étais Ségo, ce serait mon souci principal: dissoudre cette réaction émotionnelle qu'elle suscite".Il faut analyser et dissoudre dans l'acide cette crainte, ce recul qui fait que les électeurs lui ont préféré Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs un peu ce que j'ai constaté en discutant jusqu'à 2h du matin avec Cratyle et d'autres.
En résumant, les seules critiques qui restent contre Ségolène Royal sont qu'elle est carbonisée et qu'elle n'assurerait pas de suivi assez sérieux sur ses dossiers. La première est assez simple à comprendre, ils se basent sur on ne sait quelle étude qui montre le contraire et du ressenti positifs sur d'autres gloires du PS. Mais ça reste du ressenti, questionnez les ce ressenti, ce qui l'explique et comment il se manifeste et là on arrive sur ce vide... qui sert de culture à certain.
Sur le suivi des dossiers, là j'aimerai comprendre: ceux là sont-ils en copie des mails ou des échanges d'informations sur ces fameux "dossiers" ? L'affaire du libéralisme m'a été ressorti. Oubliez vous messieurs, que Ségolène Royal à parlé du libéralisme politique originel. C'est à dire de celui pensé il y'a 230 ans, quand on ne commençait à peine à comprendre l'électricité et qu'on n'avait pas encore inventé le télégraphe . Alors comparez cette même situation à la notre actuellement avec la révolution de l'information qui permet la circulation ultra-rapide et parfois sans traces de l'information et des flux financiers. Le modèle originel a été pensé dans un contexte social différents, même si on peut constater la réapparition de mécanismes sociaux oeuvrants à l'époque. Bien sûr, face à des gens qui sont en mode "sentimental" inutile de faire dans l'explication de texte.
Quand on rappelle à certains qui sont de gauche, que le programme du PS est vide et que tout le monde est coupable, là on a de l'acquiescement en réponse. Toutes les écuries font du PDF entre 4 et 60 pages, mais aucune ne propose de programme de gouvernement. Si dans une opération blitzkrieg Sarkozy dissolvait l'assemblée nationale , le PS se retrouverai dans une situation assez étrange. Le seul programme existant est le pacte présidentiel de 2007, et oui, le vide que dénonce certains n'est donc qu'apparent. Et ils vont bien sûr nous rétorquer que c'est un programme qu'elle a renié , alors qu'il ne s'agissait que de choses obtenues automatiquement ou à négocier en profondeur. Ce double constat de vide supposé et d'existant mal vécu , finit par produire dans une conversation sur ce sujet de l'énervement chez le "cobaye". En effet il s'agite sur du vide, des postures. On est loin des proposition de fond pour les gens qui gagnent 1000 euros et ont 500 euros de loyer.
Lors de cette discussion tardive à Paris-Carnet, j'ai osé le truc suivant : "Nous la gauche sommes confrontés à des néos-conservateurs. Nous devons donc être des néo-révolutionnaires, opposer à la réaction aux idéaux de 1789 et de 1946 leur prolongement et réactivation. Cela demande de repenser l'Etat et de reprendre le mot collectivisme."
Appelons ça collectivisme 2.0. L'état est décentralisé, ça donne un pouvoir étatique plus diffus et plus proche des citoyens. Il est en fait plus visible alors qu'on l'imagine planqué et gigantesque. Les collectivités locale sont une partie de cet état décentralisé, et peuvent donc gérer localement les services publics. Ca se fait déjà dans le domaine des transports ferrés, même si l'état à oublié de donner les clefs de la tirelire. O16o m'a expliqué que c'est un peu ca qu'il explique dans ses derniers billets , une série de "gauchitude" pour réfléchir à une nouvelle gauche. Cela parle des fins de cycle ou de la nécessiter de fragmenter la république . Comme le dit o16o : A cette idée, celle de réduire, au nom de la démocratie, la distance entre l'instance de décision et ceux qui la subissent, il faudrait ajouter une autre, dans le même esprit. Malgré la force de l'idéologique qui revient à une égalité de façade, la France est un pays pyramidal. De fond en comble. Ou plutôt de comble en comble. Profondément pyramidal, sauf pour la partie profonde. Je ne parle pas seulement de nos cumulards politiques, qui mélangent allègrement les différents strates des institutions, mais aussi les responsabilités à l'intérieur des partis. Après il y a les hauts fonctionnaires qui trouvent si facilement à la tête des grands groupes industriels. Et ainsi de suite, car ces vieilles habitudes sont un peu partout. Je n'ai sans doute pas besoin de faire un dessin.
Voilà posé un des problèmes non ? Cela nécessitera bien sûr d'étrangler les jacobins, de faire confiance aux collectivité locales, de mettre de la démocratie participative un peu partout..Ca ne vous rappelle pas certains thèmes d'une certaine campagne qui n'a parait-il pas passionné nos foules. N'est-ce pas parler à l'intelligence des citoyens que de leur dessiner un tel nouveau visage fractal pour la France?
Je note d'ailleurs avec joie que mon jeune camarade Maxime, Titiniste joyeux et passionné partage un point de vue voisin, il dénonce l'absence de références aux collectivités locale dans une contribution de son PS local.. Alors que les réalisations de celle-ci comme celles d'autres département ou régions ne sont pas aussi ringardes que pourraient le penser nos jacobins parisiens. Voyez-vous cher lecteur critique du PS, nous sommes d'accord sur l'essentiel et nous chamaillons sur des détails ou des posture. Toutes ces chamailleries c'est du grotesque construit sur du vide. Sur notre Etat 2.0 on aura un souci, le pouvoir intra-Ps est tellement centralisé, chez les cadres, alors que les militants sont pro-décentralisation.
D'où le succès de la démocratie participative, et des jury citoyens pendant la campagne. Tout cela horrifie bien sûr les détenteurs de pouvoir féodaux et en plus la démocratie participative a mal été vendue, cela demandait des exemple pratiques. Comme par exemple les budgets de lycée. L'électeur a besoin de pédagogie... il demande du concret, du micro qui correspond aux idées macro qu'on lui propose. Or le français à peur du bordel, de l'inconnu et en même temps veut donner son avis sur tout. Face au saut dans l'inconnu, il a préféré le caporalisme et la présidence à la Berlusconi de Sarkozy. Le français a peur du bordel (et du changement ), mais il vit dedans, et au final l'organise lui même avec tous les moyens qu'il dispose. Au besoin, il brûle des pneus, les signaux de fumée étant un signal pour que l'über-président change l'orientation du distributeur de bordel.
Alors qu'on lui proposait de rajouter de la démocratie et de la transparence dans l'appareil d'état local ou national, le peuple a choisit se laisser aller à son rêve de chef suprême, commander in chief, représentant de la France éternelle et figée. Qui ne connaît pas par comme o16o de personne "pourtant ingénieur et intelligente, qui a voté Bayrou, par ce que ça l'énerve quand chacun donne son avis, et qu'on ne fait que discutailler." Parmi ceux-là nombreux ont voté Sarkozy au 2nd tour pour les même raisons, ils avaient un candidat qui promettait de mettre en oeuvre un programme simple ( 3 thèmes rappelons le), et de faire une fois élu ce qu'il avait promis de faire.
Il le répète comme un automate intelligent mais sans culture, depuis, par ce que c'est ce que ses électeurs attendent de lui. Et ce même s'il fait n'importe quoi et que tout foire avec des couacs chaque semaine.
Avec nos idées de démocratie participative et de démocratie avancée dans le domaine social , nous apparaissons comme faibles quand le désir de se faire dominer est apparu. C'est ça qu'il va falloir changer, parler à l'intelligence des électeurs... et ce tous ensembles, sans faire usage de la culture du vide et des querelles sur du vent.

Commentaires
Billet qui élève le débat d'un cran! Superbe!
Je crois d'ailleurs que tu as mis le doigt sur un des points essentiels qui ont fait que les gens n'ont pas voté pour ségolène Royal. La prise de décision collective ça en rebutait pas mal. Autant à droite qu'à gauche d'ailleurs. On a caricaturé la dempart comme étant le retour des comités citoyens ou des soviets. Les gens n'ont pas compris qu'avec la dempart ils allaient pouvoir, enfin, s'exprimer sur leurs domaines de compétences sans qu'on leur demande leur étiquette. Que leur parole allait être prise en compte, qu'elle allait être confrontée avec celle des experts, des décideurs et d'autres citoyens et ainsi on pouvait en tirer un compromis acceptable par tous. C'est comme cela que l'on fait avancer sereinement un pays. On l'associe, on l'écoute, on argumente et ensuite on décide. Et ce qu'on a décidé est clair pour tous. Après il y en a qui acceptent ou pas mais au moins ils auront eu le sentiment d'être respecté.
Le respect c'est la base de la construction d'une société humaine. Surtout au XXI ème siècle. Car les gens voient que tout le monde est important et participe à l'évolution de la société.
La vision de ségolène Royal était encore un peu en avance. Mais si on gagne le congrès en 2008 on aura 3 ans pour montrer au pays l'importance de cette révolution démocratique, de les habituer et de les convaincre. C'est aussi un enjeu fondamental du congrès.
PS: Rassure tes amis blogueurs de gauche, ségolène Royal est loin d'être cramée. Nous sommes pour l'instant dans un temps où l'actualité se fait ailleurs. Mais malgré tout ce ramdam elle est toujours là, présente. On attend maintenant le 28 Juin pour diffuser notre vision collective de l'avenir portée par elle et son équipe. En attendant on observe sereinement les manoeuvres de nos camarades;-)
La démocratie participative est une belle idée, plus moderne qu'il n'y paraît, mais pour la faire vivre efficacement et la promouvoir avec crédibilité, exercice d'équilibriste sans filet, je ne crois pas en Ségolène Royal.
"C'est ça qu'il va falloir changer, parler à l'intelligence des électeurs..."
Parler, écouter, intégrer, synthétiser, fructifier, protéger... Pour commencer à aller dans ce sens Ségolène Royal est-elle prête, en cas de nouvelle campagne électorale par exemple, à ne plus se prêter autant au jeu de la presse people? Est-elle aujourd'hui capable de ne plus se laisser piégée par ses adversaires (internes ou externes au PS), ni par les médias?
Ben, dis-donc, ça a phosphoré, hier-soir et cette journée !
Sur le "vide" et la "posture" des anti-Ségolène, je partage totalement tes analyses, pour ce qui est de la "cramitude", je n'y croie pas du tout, sinon, elle ne serait pas autant attaquée, les antis internes au PS et externes n'y croient donc pas, ils oublient tous que depuis quatre ans, quelque chose bouge à gauche, et ce quelque chose, c'est SR et ses partisans. Je pense qu'elle aura finalement le parti et en trois ans, nous pourrons sortir le PS de la torpeur qui est la sienne depuis dix ans (FH héritié de LJ). m'woilà
Plus c'est long plus c'est bon Rva !
De la substance dans ton billet. Merci.
@Aurélien
Je ne demande pas seulement à SR de la faire vivre efficacement et la promouvoir avec crédibilité.
Aussi, une fois élue (ouais !), de mettre en place son cadre juridique en phase avec les autres formes plus traditionnelles (représentative par ex.).
On y arrivera bien ensuite, nous citoyens :)
Mais tout ça demande un volontarisme face aux forces contraires qu'il y a en face, à l'affût. (TINA)
Et je ne vois que cette socialiste pour m'apporter cette garantie d'indépendance.
Tout ça est tellement bien expliqué et justement dit !
Merci!
Les antis ségo n'ont pas de critiques de fond à mettre sur la table, bien souvent ils se contentent de dire je n'y crois pas ou je ne l'aime pas ou bien d'autres réponses sans consistence réelle.
Je suis certain que nombreux sont ceux qui dans le fond ne savent pas pourquoi, ils ont du mal à trouver une réelle raison d'ordre politique ou de ligne politique qui tienne la route ...
J’ai deux exemples récents en tête de ce qui me gonfle à gauche. Il y a quelques jours maxime Pisano nous a livré son idée du parfait militant PS. Il ne faisait que reprendre ce que l’on trouve déjà dans les statuts : Article 2.4 :
Obligations syndicales et associatives des adhérents
Les membres du Parti doivent appartenir à une organisation syndicale de leur profession et au moins à une association, notamment de défense des droits de l’homme, de solidarité, de consommateurs, d’éducation populaire, de parents d’élèves ou d’animation de la vie locale.
Ca c’est vraiment ce que l’on appelle des principes, la réalité c’est autre chose. Depuis des années je fréquente des militants et des cadres du PS. Certains remplissaient ces conditions, d’autres non mais pour moi je n’ai jamais fait la différence, ils étaient socialistes.
Maintenant si Pisano nous parles de sa vision du parfait militant c’est parce qu’il s’inquiète que l’on veuille brader les cartes avec la cotisation à 20 euros. Il ne veut pas que ces nouveaux militants deviennent "des variables d’ajustement".
Ce matin j’ai écouté sur Inter Philipe Val fustiger Sarkozy. Son idée c’est que les politiques d’aujourd’hui ce n’est plus quelqu’un qui parles aux gens mais qui communique ce que leur disent leur conseillers.
On peut en discuter mais ce qui me gène c’est que dans sa conclusion Royal et Sarkozy n’étaient pas des candidats légitimes.
Voilà deux réflexions qui se rejoignent car à leur yeux pour le premier les militants à 20 euros n’étaient pas légitimes pour participer à la désignation du candidat de gauche et pour le second Royal n’est arrivé là que par sa com.
Ils sont tous deux à la recherche d’une pureté originelle, ils ont chaque un leur grille de lecture, pour maxime le militant apte à désigner « correctement » un candidat doit aller dans les manifs, les collectifs, les associations, les syndicats, etc., pour Val le candidat de la gauche ne doit pas se corrompre au contact de Match, VSD etc.
Leur problème est le même, c’est le refus de tout ce qui est populaire.
On trouve cette grille de lecture appliquée aussi aux cinémas, Amélie Poulain accusée d’être Pétainiste, les Ch’tis même pas un bon film, à partir de là ils passent dans le camp des « monsieur plus » de chez Balshein, il faut être plus à gauche, plus radical, plus ceci ou plus cela.
Ca ne laisse pas beaucoup de place pour une analyse plus large et plus ouverte.
Et ce que je trouves plus inquiétant c’est que ce refus du « populaire » qui est vite dénoncé comme du « populisme » nous coupe justement de la base qui ne peut être que populaire.
Et cela fini par une ovation à celui ou celle qui fustige les mêmes choses sans apporter aucune idées nouvelles, pas même le début d’une proposition.
C’est souvent comme cela que nous faisons du sur place puisque le principe c’est de ne pas changer, de ne prendre aucun risque.
Voilà comment je perçois ce rejet de Ségolène Royal, il s’inscrit dans une frilosité maximale qui se camoufle derrière des postures maximalistes.
Alors qu'il y aurait tellement à dire de ce qu'elle a apporté de neuf et d'innovant dans la pensée socialiste.
Sur le même sujet Royal, intéressant billet de Chris79 :
''Le Cas Royal...''
Le problème de Ségolène Royal c'est qu'elle a organisé et mis en scène sa candidature d'abord à la candidature puis à la présidentielle en rupture ostensible avec le PS (caciques, programme), le système, en s'auto-proclamant à part et qu'elle continue sur cette voie. Or tout le monde voit bien qu'elle est comme les autres, avec l'Elysée comme ambition. Elle a elle-même créé cette "ségophobie" que vous dénoncez.
Par ailleurs la mise en avant de la "démocratie participative" a été une erreur majeure. Du point de vue immensément majoritaire ça n'a débouché sur rien (je crois que l'on attend toujours le livre promis) et son image autoritaire est en totale contradiction avec le concept.
YLM, sais tu qu'il est vraiment trop facile de balayer tes arguments?
Il faudrait chercher un peu plus profond, tout ça est puéril et ne dépasse pas le niveau du comptoir, allez, une bonne bière et tu t'y remet!
J'attends le coup de balai.
Ah, je te sens curieux, tu vas voir c'est très simple.
"Elle a organisé et mis en scène sa candidature" bien sur, comme les autres mais certainement avec beaucoup plus de talent.
J'espère que tu ne vas pas me demander de ressortir les archives avec Fabius et DSK, t'as mémoire devrait te suffire.
Sarkozy et Cécilia au ministère de l'intérieur je les mets hors jeux.
Par contre, elle ne c'est jamais "autoproclamée à part", nulle part tu trouveras trace d'un tel propos, tenus par d'autres c'est possible mais pas par elle.
Il n'y a jamais eu de rupture avec le PS, il y a eu des différences marquées dans l'approche sur certains sujets mais il semble que cela soit toléré depuis longtemps dans ce parti, des frictions importantes avec certains éléphants aussi mais rien à voir avec le parcours d'un jean pierre Chevènement par exemple.
Ses idées restent socialistes, d'ailleurs elles ont fait du chemin au sein du PS depuis La Rochelle, c'est ce que remarque cette maire adjointe
http://paris3emeavecsegolene.hautet...
Ca c'est la partie qui m’a fait rire
"Tout le monde voit bien qu'elle est comme les autres, avec l'Elysée comme ambition » on peut même dire qu’une bonne partie de la planète s’en est aperçu en 2007 mais il faudrait que l’on m’explique une bonne fois pour toutes ce qu’il y a de négatif à vouloir virer Sarkozy pour prendre sa place.
Maintenant si tu penses qu'une candidate du PS qui a été au second tour et qui a rassemblée 47% des voix n'a plus aucune légitimité à espérer remettre ça un jour parlons d'autres choses.
"Elle a elle-même créé cette "ségophobie", oui, c'est vrais, comme tout politique arrivé au premier plan elle a généré des ennemis dans son camp et surtout dans celui de la droite.
A droite comme nous le savons ils sont pragmatiques, c'est donc bien d'elle qu'ils ont peur pour l'instant.
"La mise en avant de la "démocratie participative" a été une erreur majeure." heu, c'est sur qu'elle enquête que tu te base? Tu as un PDF que je n'ai pas?
Ce n’est pas ce que Dagrouik appelle du ressentie tout simplement.
"Du point de vue immensément majoritaire ça n'a débouché sur rien" heu, encore un pdf que je n'ai pas?
La démocratie participative n'est pas qu'un concept, la preuve c'est qu'elle est déjà en place dans la région Poitou Charentes malgré le dragon qui la dirige.
Démocratie participative n'a jamais voulu dire auto gestion, il faut comprendre et s'informer avant de juger.
Cela n'a rien d'un truc qu'elle aurait sorti de son chapeau, même à Lille la Maire l'utilise et en est fière mais il y a de très nombreuses autres expériences de part le monde qui prouvent que les citoyens sont demandeurs.
Pour le livre tu sembles ignorer qu'il y a dans toute campagne, et l'avant congrès en est une, un tempo à respecter, ce tempo doit aussi tenir compte de celui des autres concurrents, pour l'instant c'est ce que fait très bien Ségolène Royal.
Si je ne t’ai pas convaincu tu reconnaîtras au moins mon effort d’argumentation, j’essaie de me tenir éloigné le plus possible du « ressenti » qui est l’ennemi de tout débat.
je pense tout simplement que ceux et celles qui hésitaient entre les 2 en 2007, se sont finalement fait rappeler par leur inconscient/surmoi :
- homme > femme
- tf1 = sarkozy = pognon = france durablement dans le G14
- belles promesses (non tenues), tentons
de plus, bcp de français votent comme si ils allaient acheter un paquet de Pepitos.
Ce ne sont pas des gens impliqués ni passionnés par la politique.
Aujourd'hui on en est où ? toujours dans le système télé propagande :
un passage à la télé en prime-time, c'est un blog avec 1000 000 de visiteurs par jour
J'ai demandé à Achille Talon, il m'a dit "bof."