SCOOP: Vincent Peillon propose à Ségolène de re-travailler ensemble!
Une petite phase de Vincent Peillon (je lui envoie le lien vers ce billet, j'ai son adresse mail avec Ségolène en copie) est passé inaperçue hier lors du grand Jury RTL le Monde.
Je l'ai isolée, avec en cadeau la suite par la journaliste qui relance Mougeotte.
Que dit Vincent Peillon ? Tout ceux qui voudront y contribuer, à commencer par Ségolène Royal, travailler sur le fond, travailler avec les autres, s'intégrer dans un collectif .. j'en serai très heureux.
Juste après la journaliste de RTL lance le vieux Mougoette qui venait de remettre son dentier. Il aborde un autre sujet, pensez donc , Peillon dit ici ce qu'il pense : Il veut que Ségolène travaille avec lui. Tout ça n'intéresse pas nos deux adeptes des petites phrases.
Pourquoi est-ce un scoop ? par ce qu'aucune dépêche de presse AFP , AP ou Reuters à repris cette phrase. Et encore moins les sites d'informations. l'AP reprise par le nouvel obs précise même qu'il n'y a aucune raison d'inviter Ségolène. Manifestement, les auteurs des dépêches et les journalistes ont une oreille sélective.
Écoutez bien le son, extrait du podcast de RTL (17e minute) et réalisé sans trucages.
Il serait donc bien pour l'intérêt commun que Vincent et Ségolène se mettent d'accord et travaillent ensemble.

Commentaires
Cette phrase, en soi, ne veut pas dire grand-chose dans la mesure où son auteur, au fond, ne représente plus grand-chose.
L'inattention que manifestent Mougeotte et sa consoeur à l'égard de la déclaration de Peillon montre que l'utilité de ce dernier, pour certains médias, n'a pas dépassé le coup d'éclat médiatique de Dijon car l'intéressé ne représente rien au sein du PS.
Ce n'est pas un élu qui dispose d'un fief (une circonscription, un canton, une mairie, une région) lui permettant de jouer un rôle significatif au sein des rouages de l'appareil du PS. Sa tentative de noyautage de l'Espoir à Gauche au profit de son Rassemblement ne fait guère illusion.
Le fait est que Peillon est seul. Très seul. Sans doute commence-t-il d'ailleurs à s'en rendre compte et à prendre la mesure de son erreur.
La campagne des régionales - à laquelle il ne participera pas parce qu'il n'est pas candidat - va achever sa marginalisation.
C'est dommage. Pour lui bien sûr. Mais nul n'est irremplaçable.
Je tiens tout d'abord à remercier l'auteur de ce blog, que je m'empresse de lire tous les soirs en rentrant du travail.
Cependant, je m'étonne qu'un blog qui commente l'actualité politique (cf. la bannière d'accueil), fasse un billet sur cette petite phrase de Vincent Peillon, mais n'est toujours pas sorti de billet sur la proposition de Ségolène Royal au modem et sur la réponse de Bayrou à celle-ci. Mon but n'est pas du tout de lancer une horde de trolls, mais j'aurais bien aimé avoir votre avis sur ces évènements.
Un lecteur assidu, ou tout du moins qui essaye de l'être
@Nemo : le truc le plus intéressant dans ce que vous décrivez, c'est surtout le traitement médiatique.
Royal propose à des PCF, des verts, des modems, un ouvrier syndicaliste CGT d'être sur sa liste aux régionales. La presse et les commentateurs en tout genre commentent sur le Modem.
Finalement, elle fait ce qu'elle avait dit : des alters au modem. Donc rien d'étonnant ou de surprenant pour qui est un observateur attentif.
Ce n'est pas un scoop, Vincent Peillon l'a déjà dit dans une autre interview : si Ségolène Royal veut venir travailler avec l'espoir à gauche sur le fond et avec les autres, elle sera la bienvenue et il en sera très heureux.
Il disait cela en réponse au dictat de Ségolène Royal de le "mettre à la porte" de l'espoir à gauche.
L'interprétation que vous voulez en donner est complètement différente
@Gabale
"Ce n'est pas un élu qui dispose d'un fief (une circonscription, un canton, une mairie, une région) lui permettant de jouer un rôle significatif au sein des rouages de l'appareil du PS. Sa tentative de noyautage de l'Espoir à Gauche au profit de son Rassemblement ne fait guère illusion."
Pour quelqu'un qui prône l'ouverture des portes et des fenêtres et le dépassement du PS, il me semble que tu attaches beaucoup d'importance aux baronnies locales socialistes.
@dagrouik
J'admire ta persévérance à prôner le rapprochement et le travail collectif en tombant le moins possible dans l'attitude strictement partisane.
Dagrouik, j'admire votre ténacité pour réunir à nouveau Peillon et Ségolène Royal mais à mon sens Peillon devrait d'abord s'excuser publiquement pour les propos insultants qu'il a tenus vis à vis de Ségolène Royal et en même temps vis à vis de ses soutiens qui a traité de "fachos".
Et puis, il a sans doute besoin des idées de Ségolène Royal mais celle-ci est entièrement prise par les élections régionales...De plus Vincent Peillon n'a aucun contact avec le monde ouvrier et il peut être jaloux en regardant la vidéo qui suit :
http://www.dailymotion.com/swf/xbej...
En résumé, il doit commencer à comprendre que son rassemblement.fr n'ira pas loin...
Comme dagrouik le fait, cette phrase (isolée) peut être interprétée de manière totalement positive.
Pourtant y juxtaposer "travailler sur le fond, travailler avec les autres, s'intégrer dans un collectif ", n'est-ce pas aussitôt tempérer cette invitation par ce qu'y est reproché à Ségolène Royal (de ne pas faire) et donc en filigrane justifier au contraire ce qui sépare désormais ces deux protagonistes ?
Cher Dagrouik,
je suis du genre naïf à croire que la rédemption est possible, à laisser une chance à ceux qui dérapent de revenir à de plus nobles intentions. Rédemption après laquelle je raye volontiers les erreurs passées. Mais je crains que V. Peillon n'en soit pas encore là. Après la tentative de rapt des militants de S. Royal, les injures indignes et les justifications mensongères pour s'en sortir, il se la joue maintenant grand seigneur magnanime en invitant S. Royal à intégrer ses entreprises ? Rire Si je rappelle que l'invitation est totalement illégitime (de quel droit, au nom de quoi se permet-il d'inviter ou pas ?), accepter celle-ci serait humiliant et reviendrait à reconnaître sa légitimité à la tête du mouvement. Non. La véritable rédemption serait que V. Peillon admette publiquement la légitimité de S. Royal à la tête du mouvement. En attendant, et comme il ne le fera pas, qu'il aille au diable et que crève l'association EAG aussi indignement qu'elle est née.
@ David78 : ne vous méprenez pas. Je ne prône pas un dépassement du PS. Je suis membre du PS et je déplore la dérive inexorable d'un appareil qui, depuis plusieurs années, ne tient pas compte des orientations politiques décidées et votées par ses militants. Ce n'est pas exactement la même chose. De même, je déplore le sectarisme affiché par la direction actuelle qui ne va pas dans le sens ce qu'il conviendrait de faire et qui fait que, progressivement, le PS perd son leadership sur les formations de gauche de notre pays. Ce n'est pas non plus la même chose.
Quant à l'absence d'ancrage territorial de Peillon, c'est un constat avant d'être un jugement de valeur. Quand on fait une peu de sociologie des organisations politiques, le paramètre de l'implantation territoriale est un facteur important (tenir plusieurs fédés, avoir des mandats locaux ou nationaux, etc.).
La politique, ce ne sont pas que les caméras, les plateaux de TV, les petites phrases assassines que l'on dit à son journaliste préfére ou dans les salons mondains. C'est une lutte de tous les instants. Et c'est bien entendu prendre des décisions concrètes sur les politiques publiques, que ce soit au niveau communal, départemental ou régional, voire national (quand on est titulaire d'un portefeuille ministériel).
Royal est allée au choc. Elle s'est implantée dans un coin de France qui était à droite depuis la Révolution française. Personne ne lui a chauffé la place (ex : Comme Mauroy vis-à-vis d'Aubry). Et ça, personne ne peut le lui contester, ni Peillon ni personne.
Que Peillon fasse d'abord ses preuves avant de vouloir jouer les premiers rôles (on rappellera aussi qu'il a pu retrouver in extremis un siège de parlementaire européen, car la direction du PS a longtemps hésité à le mettre sur la touche lors de la constitution des listes...).
Il faudra aussi qu'il veille à se montrer un peu plus assidu à Bruxelles/Strasbourg qu'il ne l'a été (http://www.politique.net/2009030602...).
La crédibilité politique ne se construit pas en quelques mois.
J'ajoute qu'on s'en fiche d'EAG. Quand on voit que l'électorat PS n'a représenté qu'environ 0,4% de l'électorat de S. Royal à la présidentielle, imaginez ce que représente EAG...
@ Sitting Bull L'électorat PS a été grosso modo au rendez-vous malgré les nombreux parasitages. Ceux qui ont fait le jeu du TSS, au sein de cet électorat, se sont reportés sur Bayrou (comme Aubry dixit Renaud Dély, de Marianne) ou se sont abstenus, faisant sciemment le jeu de Sarkozy. D'autres ont carrément voté pour Sarkozy (Allègre). Ils ont créé la confusion, préférant ironiser sur la "bravitude" que faire campagne loyalement pour la candidate désignée au suffrage universel des militants.
Royal est parvenu à renouer avec l'électorat populaire qui se sentait abandonné du PS (http://www.lafauteadiderot.net/spip...). Certes insuffisamment, mais elle a impulsé un dynamique qui, aujourd'hui, a été stoppée net par la direction du PS.
Qu'il commence d'abord par s'excuser publiquement, et après on verra s'il est vraiment sincère et honnête.
@Gabale :
"Que Peillon fasse d'abord ses preuves avant de vouloir jouer les premiers rôles (on rappellera aussi qu'il a pu retrouver in extremis un siège de parlementaire européen, car la direction du PS a longtemps hésité à le mettre sur la touche lors de la constitution des listes...).
Il faudra aussi qu'il veille à se montrer un peu plus assidu à Bruxelles/Strasbourg qu'il ne l'a été."
A vous entendre, sans s'implanter localement sur le long terme - ce qui est difficile en tant que député européen, surtout après avoir perdu son mandat de député en 2002 comme 115 de ses autres camarades socialistes - il n'a aucune légitimité à vos yeux, malgré sa position au deuxième tour avec un score tout à fait honorable au-dessus de 47% en 2002 puis de 49,9% en 2007 quand seulement 46 mandats ont été repris à la droite.
Admettons-le...
Dois-je en conclure qu'il aurait mieux fait de consacrer son temps à son mandat européen de 2004 ou à sa candidature de 2007... plutôt que s'engager avec Ségolène Royal dès 2006 et ce jusqu'à la fin du Congrès de Reims, pour retenir l'attention ?
Relevé d'une bonne partie des propos de Peillon au "Grand jury" (moins la phrase en question, je sais pas pourquoi mais elle n'a pas imprimé !) :
''Le "discours de la méthode" de Vincent Peillon pour 2012''
Ségolène et Vincent ,
SONT DES NOMS QUI VONT QUI SI BIEN ENSEMBLE .... ENSEMBLE.....
Cherchez pas les rimes sont sur les gammes!!!!!
ESTRELLA
Ségolène et Vincent ,
SONT DES NOMS QUI VONT QUI VONT SI BIEN ENSEMBLE .... ENSEMBLE.....
Cherchez pas les rimes sont sur les gammes!!!!!
ESTRELLA
C'est marrant, ça ne m'étonne pas du tout.
J'attends d'ailleurs avec impatience de demander à RIII ce qu'il va faire maintenant (je précise que c'est un ami dans la vie réelle).
C'est dommage Antenne Relais, on n'écoute plus Peillon que pour ce qu'il va dire de désagréable sur Royal :-(
C'est quoi EAG désormais ? Une poignée d'élus coupés des militants. Désormais, ces derniers connaissent les méthodes et la personnalité de Peillon bien éloignés des valeurs mises en avant par notre belle motion E. L'OPA de Peillon sur EAG est compromise, c'est bien. Peillon a rejoint Cambadélis, Bartolone, Fabius et Cie au club des manoeuvriers du PS. Même des excuses publiques de Peillon à Royal ne changeraient rien.
Le "discours de la méthode" de Vincent Peillon (LCI-RTL dimanche dernier) enfin disponible en vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/xbgy73_vincent-peillon-invite-du-grand-jur_news
http://www.dailymotion.com/video/xbgy1e_vincent-peillon-invite-du-grand-jur_news
http://www.dailymotion.com/video/xbgxr0_vincent-peillon-invite-du-grand-jur_news
http://www.dailymotion.com/video/xbgxjv_vincent-peillon-invite-du-grand-jur_news
Genre jme branle en disant que j'ai des adresses e-mails et pour ça j'utilise un propos aussi con qu'une phrase sortie de ton contexte...
Je partage les posts de Gabale de A à Z.
Et les derniers commentaires (de Mat et Getch)
c'est mon dernier post ici, puisque "modération"
J'aime bien revenir sur un billet comme celui là après avoir laissé passer du temps.
Cela permet de regarder avec un peu de distance ce qui reste de Dijon.
Une réunion aujourd'hui en banlieue Parisienne non ouverte aux militants pour "permettre à la presse de reprendre les conclusions du débat sur l'éducation" dixit Rebsamen, j'espère qu'il ne sera pas déçu mais j'en doute un peu.
Sinon il n'est plus question de faire voter les militants d'EAG "car ça n'intéresse personne" toujours d'après Rebs.
Hé oui, une fois de plus une manoeuvre pour affaiblir Royal aura fait flop!
Sinon je m'amuse de voir que Royal qui à permis à Peillon de se faire connaitre et apprécier auprès de militants qui l'avaient ignoré jusque là est devenue pour certains, comme antennerelais qui je le précise pour ceux qui l'ignorent était un posteur compulsif de vidéos de Royal pendant et après la campagne de 2007 une ennemie.
Je dis ennemie car aujourd'hui elle n'a plus à ses yeux une seule qualités, pire il reprend les arguments qu'il avait combatus pendant les campagnes et tout ça parce qu'il est devenu un véritable fan de Peillon.
Comme quoi, effectivement il faut se garder, comme le fait parfaitement Dagrouik de toute idolâtrie, ce qui permet de rester "intelligent".
François Hollande "se prépare" à être candidat en 2012.
L'ancien premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande "se prépare pour être candidat" à l'élection présidentielle de 2012, a-t-il déclaré dimanche 10 janvier lors du Grand rendez vous Europe 1/Aujourd'hui en France.
M. Hollande souhaite que les primaires au sein du PS pour désigner le candidat socialiste aient lieu "un an avant" la présidentielle.
"J'ai été premier secrétaire en 2002 et en 2007, et je considère qu'une élection présidentielle, ça se prépare longtemps à l'avance, pour à la fois le projet, pour le caractère de celui ou celle qui sera candidat, et en même temps pour la stratégie d'alliances", a-t-il expliqué.
L'élection présidentielle "n'est pas une improvisation. Ce n'est pas un moment où on dit : "Je change de statut et je deviens candidat". Non. C'est la volonté, non pas simplement d'être candidat pour les Français, mais d'être le prochain président de la République", a-t-il ajouté.
http://tempsreel.nouvelobs.com/depe...