Posez votre café avant de lire ces citations, vous risquez en effet de le recracher.
Le bas niveau des taux d’emploi, surtout pour les jeunes et pour les travailleurs âgés, de même que la durée annuelle moyenne de travail, relativement faible, représentent la majeure partie de l’écart de PIB par habitant par rapport aux pays les plus performants. Plusieurs réformes ont été réalisées ces dernières années pour accroître l’incitation au travail et offrir plus de possibilités à certaines catégories, mais de nouvelles mesures sont nécessaires, en particulier dans les domaines évoqués ci-après.
Priorités fondées sur des indicateurs
Réduire le coût minimum du travail
Le coût minimum du travail est élevé par rapport au salaire médian, ce qui limite les possibilités d’emploi, en particulier pour les jeunes et les personnes peu qualifiées, tout en ne faisant pas reculer efficacement la pauvreté.
Mesures prises : pour la deuxième année consécutive, la hausse du salaire minimum a été limitée en 2008 à l’ajustement prévu par la loi, qui compense l’inflation et la moitié de la hausse du salaire horaire de base en termes réels, sans « coup de pouce ».
Recommandations : continuer de limiter la hausse future du salaire minimum de façon que le coût minimum du travail diminue en termes relatifs. Créer une commission indépendante chargée de formuler des recommandations sur le niveau du salaire minimum, en mettant fin ainsi au mécanisme
d’ajustement automatique. En outre, tirer parti de l’introduction du nouveau dispositif d’aide au revenu, le revenu de solidarité active, pour intégrer le dispositif actuel (la prime pour l’emploi), afin qu’il n’y ait qu’un crédit d’impôt unique pour l’exercice d’un emploi ciblant plus efficacement les bas salaires.
Réformer la législation protectrice de l’emploi
Une procédure complexe et stricte de licenciement des travailleurs sous contrat à durée indéterminée, surtout par rapport à celle qui s’applique aux travailleurs sous contrat à durée déterminée, décourage l’embauche en contrat à durée indéterminée, ce qui contribue au dualisme du marché du
travail, avec les conséquences négatives que cela peut avoir pour la productivité à long terme.
Mesures prises : le gouvernement a fait adopter une loi transposant l’accord conclu par les partenaires sociaux au début de 2008. Les principales modifications sont l’introduction d’un nouveau contrat à durée déterminée, le contrat à objet défini, et une réduction des litiges devant être tranchés par décision judiciaire, avec en contrepartie une augmentation des indemnités de licenciement. Parallèlement, les contrats spéciaux et plus souples pour les petites entreprises ont été supprimés.
Recommandations : poursuivre le double effort d’assouplissement de la législation protectrice de l’emploi et de meilleure prévisibilité des coûts de licenciement, en particulier en cas de licenciement économique, afin de limiter la nécessité d’une procédure judiciaire.
Réduire les obstacles réglementaires à la concurrence
Dans un certain nombre de secteurs, essentiellement le commerce de détail et les services professionnels, le cadre réglementaire freine la concurrence, ce qui nuit à la croissance de la productivité et au développement de l’emploi.
Mesures prises : une loi de 2008 a créé une nouvelle autorité de la concurrence, a assoupli pour les distributeurs l’interdiction de la vente au-dessous du prix de revient, leur permettant ainsi de négocier les prix plus librement avec leurs fournisseurs. En outre, la superficie au-delà de laquelle une autorisation spéciale est exigée pour ouvrir un nouveau point de vente a été relevée de 300 à 1 000 m2.
Recommandations : veiller à ce que la nouvelle autorité de la concurrence ait des moyens suffisants et les pouvoirs d’enquête nécessaires pour qu’elle puisse agir efficacement et en toute indépendance, avec pour seul objectif le bien-être des consommateurs. Éliminer (au lieu de l’assouplir uniquement) la procédure d’autorisation spéciale pour la création d’un point de vente et mettre fin au numerus clausus dans un certain nombre de professions, notamment dans les services juridiques et médicaux. Assouplir les restrictions à l’ouverture dominicale des magasins.
Autres grandes priorités
● Incitation à travailler à un âge avancé. Réduire encore la taxation implicite de la poursuite d’une activité à un âge avancé. Malgré la décision qui a été prise récemment de rétablir l’obligation de recherche d’emploi pour les travailleurs âgés percevant des prestations de chômage et d’allonger la durée de cotisation pour la pension de retraite à taux plein, l’incitation financière à poursuivre l’activité au-delà de l’âge légal de la retraite (60 ans) reste faible. Assouplir les restrictions concernant le cumul d’une pension de retraite et de revenus du travail.
● Enseignement supérieur. Élargir l’autonomie des universités au-delà de ce qui a été réalisé en 2007, surtout pour la gestion budgétaire, le recrutement et la rémunération du personnel. De plus, bien qu’on ait facilité les donations de fondations privées aux universités, de nouvelles mesures sert nécessaires pour favoriser le financement privé des universités, notamment en ayant davantage recours aux droits de scolarité, cette mesure se doublant de prêts étudiants remboursables en fonction du revenu ultérieur.
Voilà qui est clair non ? Moi voilà ce que je me pose comme question, TINA 1.0 a été parfois imposée par la force dans les pays "émergeants" , et ce que notre pays qui semble être une horreur communiste pour tous les chiens libéraux doit subir une cure pour imposer TINA 2.0 ?
On se demande si ces têtes d'oeufs qui ne sortent sans doute jamais de chez eux, et se font assister pour la moindre des tâches domestique ou de bureau noteront un soir, sur leur agenda "Rien". Je dis ça par ce que j'ai revu un film historique, cet extrait montre ce qui s'est produit a une certaine époque.
Ce n'est pas ce que je souhaites, mais ce que je crains devant l'aveuglement de ces imbéciles. D'ici là je vous conseille à tous de méditer ce préambule :
Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution, et au bonheur de tous. En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen.Ça date un peu, mais ça reste toujours d'actualité !
Commentaires
à l'OCDE, ils doivent encore croire à la génération spontanée...
pitoyable...
@marc : on se demande dans quel monde ils vivent, j'ai bien envie d'y aller avec 4 ou 5 dans leur bureau parisien et leur demander où ils vivent ? dans quel monde ? avec quel référentiel ?
Un coup de pelle (ou même plusieurs) s'impose(nt)
De pire en pire...
Et il faut quand même se rendre compte que ce sont pour des idéologues inhumains comme ça que certains votent tête baissée, pour ensuite t'insulter en te traitant de privilégié quand tu essaies de discuter un peu !
Ces gens la sont pitoyables, ils vivent comme des seigneurs, ils sont sur une autre planète.
Ce sont des ultrats libéraux qui malgré la crise veulent continuer à dépecer l'europe, ils veulent contre toute logique continuer à promouvoir un model qui provoque des dégats considérables et qui a échoué.
Leurs models économiques c'est l' amérique pour une part et la chine pour une autre part.
Qui va les arrêter dans leur délire !!!
Comme dirait CSP, ça donne envie de les pendre avec leurs boyaux à des crocs de bouchers...
Surtout si tu compares ce tissu de conneries avec la sortie de Lefèvre (pas le comique mort, le politique) qui dit que le piratage, c'est de la faute aux parents qui ne donnent pas assez d'argent de poche à leurs enfants pour qu'ils achètent des trucs chers aux marchants de soupe!
@Le Monolecte : il y a aussi Elie Cohen qui est pas mal comme con , il ne veut pas qu'on bride l'innovation financière.
Le problème du boyau c'est que ça glisse, il donc risque de ripage. le double coup de pelle ou Aller-Retour Républicain, est plus mélodieux d'un point de vue musical et plus sûr. En effet la pelle et la cloche libéral entrent en résonance, ce qui ravit l'oreille du public.
L'OCDE est en retard. En France, il n'y a pas de pauvres (dixit Balkany), mais le RSA, l'offre "raisonnable" d'emploi (ORE) et la moulinette à contrôler et à radier de Pôle emploi sont les dispositifs de pointe qui vont permettre de baisser les salaires d'embauches de tous ceux qui seront passés par le chômage. Le modèle qui se dégage c'est le CDI à quart temps au SMIC.
http://www.cip-idf.org/article.php3...
Oups... Le SMIC, il est discontinu, à temps partiel, mais on le croit encore mensuel, fallait écrire SMIC horaire... toutes mes confuses
et la "prime de solidarité active", elle aussi elle est balèze
http://www.cip-idf.org/article.php3...
Allons Dagrouik, tu vois le mal partout, l'OCDE veut aussi le bonheur du plus grand nombre, mais certainement pas avec des méthodes économiques socialistes.
Drôle de titre : "l'OCDE veut elle la guerre sociale dans ce pays?"
Pourquoi "CE" pays ? C'est pas le tien ?
Oh que c'est émouvant!Nos trois petits cochons qui se serrent les couillent, pardon les coudes!
@jaberwocky : "ce" n'est ni dénigrant si super-truquant.. Donc pourquoi poser cette question incongrue ? Tellement que l'âne Mistral en profite pour embrayer et ne comprend rien à rien et nous dit "les" réformes... le voilà qui va réciter sa petite musique.
@Bob: ça se voit que tu n'a pas lu le texte cité dans le billet, regarde bien le discours sur le salaire minimum alors que ceux qui y sont ont de plus en plus de mal à vivre. Pas un seul mot dans ce truc de l'OCDE sur la crise financière.
Et le truc sur la durée moyenne de travail faible, allons bon, Je vais aller voir Eurostat.... on va vérifier. IL serait étonnant qu'en un an nous ayons baissé !
Si j'ai lu le passage sur le salaire minimum (encore ils sont gentils ils ne parlent pas de sa suppression comme la plupart des libéraux). Selon les « TINA » comme tu les appelles, le salaire minimum protège ceux qui ont un travail au détriment de ceux qui sont au chômage, d'où un chômage chronique en France même en période de croissance économique à peu près correcte (ceci ne concerne bien sûr que les professions les moins qualifiées).
On pourrait également parler de ses conséquences sur l'écrasement de l'échelle des salaires ou sur la délocalisation des industries à main d'œuvres peu qualifiés (exemple du textile).
@Bob : La petite musique du "le SMIC écrase l'échelle des salaires", on la connaît un peu par cœur. Je serais curieux de connaître les études qui "prouvent" cela, et surtout d'où elles proviennent et qui les finance. Car je ne vois aucune raison pour laquelle le SMIC par sa seule existence obligerait les entreprises à maintenir leurs employés à un niveau bas de salaire. A moins de partir du principe que pour payer mieux certains il faut en sous-payer d'autres...
Non, ce qui génère l'écrasement de l'échelle des salaires, ce n'est pas le seul SMIC, ce sont les multiples allègements de charges pour les bas salaires accordées aux entreprises ces dernières années, qui constituent des pièges à smicards. Car l'entreprise n'a plus aucun intérêt à désmicardiser ses employés si cela lui fait perdre le bénéfice de ces allègements. Sans compter la captation des profits par le capital au détriment du travail ces dernières années.
Donc militer pour la suppression du SMIC au prétexte de supprimer l'écrasement des revenus est une belle tartufferie. Car quel est l'intérêt de sa suppression si ce n'est de donner la possibilité aux entreprises de payer ses employés en-dessous de son niveau actuel ?
El Fredo, les allégement de charges sur les bas salaires sont également responsables, tout comme l'existence même de ces charges (i.e. la différence artificielle entre salaire brut et salaire net). L'augmention progressive du SMIC par l'état provoque le tassement : les salaires au-dessus du SMIC se retrouvent progressivement rattrapés par celui-ci.
@Bob : Et pourquoi ? Parce que les salaires n'augmentent pas, voire baissent en Euros constants. Et ça n'est pas la faute du SMIC.
Pourquoi parles-tu de différence artificielle entre brut et net ? Si les cotisations sociales n'existaient pas, il faudrait de toute façon augmenter les salaires pour que les salariés puisse se payer des protections.
@Bob : Les "charges" sont en fait des cotisations pour assurances : chômage, maladie et système de retraites par cotisations. Comme l'explique Alain Madelin, ce sont des avances sur salaire futur en espérant ne pas devoir toucher les prestations de l'assurance chômage ou maladie. C'est quand même mieux d'être en bonne santé et d'avoir un emploi. Le terme charge ou taxe est abusif , et employé dans un but simple. Faire oublier que beaucoup d'entre nous bénéficient un jour des ces assurances.
Tu va aussi nous expliquer que la baisse du salaire de recrutement sur des postes de cadres qu'on constate de plus en plus, est liée aussi au SMIC ?
La smicardisation est liée aux éxonérations de cotisations jusqu'a 1,6 SMIC. Ca se voit , plus il y en as, plus le nombre de salariés au SMIC progresse.
Quand à l'effet du montant du SMIC sur la smicardisation . Qui nous garantit à 100% que les deux sont assurément liés et que ce n'est pas une volonté de maximiser les profits en pressurant les salaires vers le bas?
Tu regardes peut être le Daily show sur canal, celui de ce matin était exceptionnel.
Imagine un best of de toutes les déclarations des "jean marc Sylvestre" de la télé Américaine et des grands patrons de banques au début de la crise, tu vois très vite que l'on a laissé de vrais imbéciles jouer avec l'économie.
Mais le plus incroyable c'est le best of de ce qu'ils disent maintenant alors qu'on veut nous faire croire qu'ils seraient devenus humbles ou raisonable.
La aussi c'est éclairant, que dis je, époustouflant!
Un très grand numéro du Daily show.
Pour lutter contre la politique de l'OCDE libérale, il faut construire une politique proche des citoyens seule capable de répondre aux crises et rendre optimiste:
http://www.lepost.fr/article/2009/0...