Vincent Peillon
Hier, je suis allé voir et écouter Vincent Peillon. Comme on se l'est dit avec Jon hier. En sortant on devient plus intelligent. Voici l'enregistrement de son intervention.
Lucidité radicale, vous ne trouvez pas ? Voici le fichier son brut de son intervention hier soir. Mon billet suit dans l'après midi ou la soirée, ou demain. Mais d'ici là , quelles sont vos impressions ? Ecoutez et laissez moi vos commentaires avisés. Excusez aussi l'écho , c'est lié aux faibles moyens dont je dispose pour faire cela et à la disposition de la salle.

Commentaires
Merci Dagrouik. C'est riche.
On l'écouterait encore des heures entières...
Il n'y a pas d'autre chose à dire : cet homme s'impose "naturellement".
Avec des Royal, Peillon, Bianco, Filipetti et les autres... mais, mince, qu'attend la France pour y aller?
Oui, je copie, l'on sort plus intelligent à écouter ce citoyen!
Un gros bol d'air se lève entre nous, il est temps, donc, rendez-vous au Zénith le 27 Septembre, ensemble, tout deviendra possible pour dénoncer à la population la politique nauséabonde (casse du système) de Tsarkoko et sa bande d'incompétents et là, on ne devra faire aucun cadeau à ces fachos (faut dire les choses comme elles sont) et riposter à leurs attaques gratuites envers le système social propre à chacun !!!
Merci infiniment, Dagrouik, tu es un des pilier de la démocratie participative !!!
On se rencarde à Paris, ok ??? ;)))
Vincent Peillon est authentique, sincère, c'est un homme de gauche de grande qualité qui connait ses sujets, c'est un espoir pour le PS ..
Les invités qui seront au Zénith, venez nombreux
http://www.leparisien.fr/politique/...
Peillon le chaînon manquant du socialisme:
http://www.lepost.fr/article/2008/0...
Merci Dagrouik pour toutes tes infos et tous tes billets dont on vient piquer avec plaisir tes liens et tes débats. Tout en respectant ton travail je tiens à préciser:o)
Excellent Peillon!
A ce sujet, il est de plus en plus évident qu'il devient incontournable de "pousser en avant une nouvelle génération", de reconstruire "un PS qui soit meilleur que la société qu'il prétend réformer" comme le souligne Ségolène Royal ([http://minilien.com/?2lCvQDbjyZ])Heureusement qu'il y en a beaucoup parmi nous, parmi les plus actifs, endurants, pour nous assurer en continu, le suivi du "le fil rouge" qui nous permet d'espérer une renaissance du PS et de pratiques DECENTES des dirigeants! Ras le bol de ce ballet des crabes de cocotiers: bisous en gare Lilloise, RV secret en Ryad marocain, Barnum, pas de deux et sauts de chats sur terrasses et couloirs de La Rochelle ... pendant que les SOCIALISTES voudraient bosser!!!...
A nous amplifier, diffuser, lentement, sûrement, la prise de conscience et la dynamique des socialistes .
Merci à vous. Super boulot Dagrouik, ASSE42... Salut Eddy!
A bientôt à tous au Zénith... ;-)
Lucidité radicale... Rien à jeter. Le congrès 2008 doit être l'occasion d'une refondation idéologique du PS qui n'a rien fait depuis 14 ans :
- sur la croissance économique : ne pas avoir peur de dire que l'accroissement des richesses, la croissance sont indispensables pour une redistribution juste, et pour donner à chacun toutes ses chances : école, protection sociale, garanties contre les risques de la vie, justice sociale, justice fiscale. Nous sommes le pays de l'OCDE le moins redistributif (avec un taux de prélèvements sans doute le plus élevé)
- sur la justice sociale
- sur le progrès démocratique : on élit des "représentants", mais une fois au pouvoir, ils ne nous représentent plus du tout.
Le congrès 2008 doit permettre de mettre en oeuvre ce travail de fond idéologique. Un an avant la présidentielle, ce sera trop tard !
Excellent tribun. Vincent Peillon doit absolument faire plus de débats publics pour que cette prise de conscience, cette nécessité d'une remise en question pour le PS puisse faire son chemin dans les esprits... Il reste moins de deux mois...
Ecouter les propos de Peillon et vous comprendrez que Royal n'a absolumment pas abandonnée le poste de 1er secrétaire.
http://www.lefigaro.fr/le-talk/2008...
http://www.lefigaro.fr/politique/20...
Je suis toujours très amusé quand je tombe sur un posteur en croisade, notre ami fabien viens de faire le tour de la blogosphère socialiste avec son copié-collé, un bel effort, bravo!
Delanoë est au sommet dans les sondages? Mais pourquoi? Nul ne le sait. Le ticket Delanoë - Hollande, association du passé et du passif, n' a rien de tactique a dit sans rire hier soir, devant une assistance apathique et clairsemée (ne vous fiez pas aux plans télé qui ne cadraient que la petite foule amassée devant) le Maire de Paris. C'est a mourir de rire! Comme le fait d'avoir dit, toujours sans rire, "il nous faut une orientation...". Parce qu'ils n'en ont toujours pas Mais pourquoi voter Delanoë alors? Pour sa bonne mine? Je pense qu'il ne leur reste que ça, eux les co-responsables de toutes les défaites passées, Delanoë qui il y a quelques semaines encore disait tout le mal possible d'Hollande.
Delanoë - Hollande: le passé et le passif
Royal - Peillon; l'avenir avec un PS différent et la fin des clanismes suicidaires
Ce n'est plus un choix de personne mais d'avenir pour notre parti. Il serait d'ailleurs bon d''exiger le bilan de Hollande et son auto critique, non?
Je dois être un peu con, c'est possible alors ce matin j'ai cherché les échos de ce meeting de hier au soir sans ricaner, j'ai toujours eu une faiblesse pour les discours rigolo et mordant de Hollande mais voilà, pas de rire au programme.
Il y a déjà des images un peu partout mais aucune raison de s'exciter " Deux mille invitations ont été envoyées mais seulement 500 militants ont pris place dans un gymnase coupé en deux par une bâche noire." et pourtant Le Parisien n'est pas le quotidien le plus avare dans le cirage de pompe du Bertrand. Le journaliste semble être rentré d'un meeting à Triffouilli les oies.
http://www.leparisien.fr/abo-politi...
superpado,
Non,vous néetes pas con,ce soit disant meeting était un vrai flop!!les médias n'en parlent pas parcequ'ils ont choisi leur camps.
Je me permet de faire de la pub pour un article que je viens tout juste d'écrire sur Peillon : http://www.jeune-garde87.org/2008/0...
La vérité sur le PS et les magouilles de Delanoë, on la trouve sur le site delanopolis.fr
Lisez donc ce texte exquis :
CONGRES PRIDE
La marche des férocités !
Profitons d'une rentrée mollassonne et amusons-nous, cette semaine, à faire le point sur la foire d'empoigne socialiste et ses conséquences sur la vie parisienne. L'exercice est difficile car les protagonistes bougent constamment. Toute tentative de les figer sur une photo de famille donne donc un résultat flou ou tremblé.
Les équipées sauvages
Première d'entre elles, celle des aubrystes.
« Martine-qu'on-attendait-plus » a bien avancé dans son projet d'union des carpes et des lapins. Elle peine un peu à faire accepter son acoquinement fabiusien mais, comme l'ancien jeune premier ministre que Mitterrand donna à la France fait profil très bas, elle est en passe de réussir à l'agréger à ses ex-ennemis, à savoir une fraction des DSKistes et des jospiniens. Le tout en s'appuyant sur le bon gros tas de cartes d'adhérents que le Pas-de-Calais et le Nord savent si bien produire. Objectivement, cela fait pas mal de monde. Problème : « Martine-qu'on-attendait-plus » ne songe qu'à l'Elysée. DSK ne peut donc donner son plein accord à cet agglomérat que si on lui garantit, en échange, l'organisation de primaires en 2011-2012, seule chance pour lui de revenir dans le jeu. De plus, Fabius ne dort évidemment que d'un œil.
Seconde équipée sauvage, celle des ségolistes.
Première partie en campagne, on sent la « Madone-des-quarante-sept-pour-cent » prête à tenter une candidature libre en 2012, si le parti ne l'investit pas. Cette menace est comme celle de l'arme atomique : il faut que le projectile existe et qu'il y ait eu des essais pour être crédible. Attendons-nous donc à voir croître et se multiplier les initiatives de Désirs d'avenir en dehors du P.S. dans les semaines et les mois qui viennent. Avec un énervement réciproque grandissant.
Troisième équipée sauvage, celle des delanoistes.
C'est le grand flop de ce début de campagne. Malgré un battage médiatique énorme (Drucker, 20 heures de TF1, unes et pages en rafale dans les journaux, etc.) et un soutien sans faille de Libé et du Nouvel Obs, « Bertrand-le-premier-des-plus-modestes » a trébuché en bas de l'escalier. En cause : la vacuité complète de sa pensée qui l'a conduit, en désespoir de message, à lancer le thème savonneux du social-libéralisme. Et l'acrimonie du personnage qu'aucun cadre du PS n'a vraiment envie de voir en position de lui donner des instructions.
Les embusqués
Premiers d'entre eux, les « barons-et-fiers-de-l'être ».
Il fut un temps où les caciques locaux faisaient l'effort de s'abriter derrière des regroupements nationaux vaguement teintés d'idéologie. Aujourd'hui, foin de ces préliminaires, les Collomb, Guérini, Ayrault, etc, seuls, à deux, trois, quatre ou plus, attendent qu'un vainqueur sorte du lot. Mieux encore, ils souhaitent que personne ne triomphe ce qui leur permettrait d'imposer leur loi de décentralisation. Gros problème : ils seraient à même de faire la différence entre les autres mais, comme ils attendent que cette différence se fasse d'elle-même avant d'agir, le serpent se mord la queue.
Seconds des embusqués : les gauchos.
Le prêchi-prêcha altermondialiste ou l'invocation de la lutte des classes fait toujours frissonner un petit paquet de militants dans les sections. Ils pèsent autour de 10 à 15 % du parti ce qui, vu l'émiettement des autres clans, risque de les placer en pôle position et d'en faire les faiseurs de roi.
Les cavaliers seuls
Le « Hollande volant ».
C'est le plus malin de la bande mais, du coup, comme dans les classes de collège, les autres garnements se méfient terriblement de lui. Il lui faut trouver une potiche pour occuper la place de premier secrétaire et conserver une influence prépondérante sur l'appareil. Pour lui, pas question de primaires, la machine doit faire le boulot et il doit diriger la machine. Bref, une sorte de Poutine en rondeurs en quête de son Medvedev. Dans le contexte semi-anarchique du PS, cette solution est hautement illusoire. Il cherche donc à composer provisoirement avec les delanoistes et les ségolistes pour contrecarrer « Martine-qu'on-attendait-plus » et DSK. Mais les deux premiers se haïssent et tous veulent le même job en 2012. Bref, les tours de passe-passe du congrès du Mans sont éventés.
Mosco
Il est seul, il le sait, tous le savent, mais il continue quand même. Pourquoi ? D'abord, il sert de sas de décontamination à quelques embusqués qui attendent encore pour rejoindre une des équipées sauvages, généralement celle de « Martine-qu'on-attendait-plus ». Le voilà donc seul, certes, mais en compagnie d'alliés qui changent de jour en jour. Son rêve ? Qu'aucune équipée sauvage ne triomphe et qu'il serve alors de moins grand commun diviseur. Son problème ? Il ne pense lui-aussi qu'à l'Elysée et ses promesses de ne pas s'y intéresser ne convainquent que les plus naïfs.
Le Montebourgeois gentilhomme, Valls à six temps, Dray dans ses bottes, etc.
Ils n'y croient plus trop mais, on ne sait jamais, le destin est parfois farceur. Alors, pourquoi ne pas rester sur les starting-blocks ?
2 - Comment tout cela va-t-il évoluer ?
Jaurès, Mollet et Mitterrand ressuscités en avaleraient leurs chapeaux et s'avoueraient vaincus. Rien n'est bien sûr prévisible. Cela étant, on voit deux solutions se profiler qui sont, en réalité, deux façons différentes de botter en touche.
La première : « Martine-qu'on-attendait-plus » est portée à la tête d'un directoire. Elle parvient à convaincre qu'elle organisera à peu près équitablement des primaires en 2011-2012. DSK, Fafa et une majorité d'embusqués la rejoindront alors. Assez finement, elle ne s'est pas encore officiellement déclarée candidate pour montrer son aptitude à respecter ce type d'accord. Elle se paie même le luxe d'ironiser en tendant une perche glissante à Delanoë.
La seconde : Hollande parvient à convaincre tous ceux qui ne veulent pas de « Martine-qu'on-attendait-plus » de désigner une femme ou un homme de paille et de renvoyer tout choix à 2011-2012, sans évoquer une quelconque primaire. Dans ce cas, il le choisira parmi les embusqués plutôt que les cavaliers seuls, ces derniers étant susceptibles de rêver instantanément d'Elysée sitôt élus premier secrétaire. Cette solution souffre évidemment de la difficulté à faire tomber d'accord ségolistes, delanoistes et les indispensables embusqués ralliés.
Le point d'équilibre de ce petit jeu, s'il existe, serait in fine un premier secrétaire poids plume entouré d'un conseil de surveillance avec un vague engagement collectif d'organiser des primaires dont nul ne saura exactement ce qu'elles seront. Aussitôt obtenu, un tel accord sera bien sûr saboté par tous. A moins que le futur poids plume se révèle un Bonaparte doublé d'un Talleyrand.
Vous en connaissez au PS ?
3 - Un dernier mot sur l'impact de ce petit jeu sur Paris.
Les chances de Delanoë de l'emporter tout de suite en étant désigné premier secrétaire sont minimes. Malgré les rodomontades d'Harlem Désir, son poids électoral dans le parti ne dépasse guère les deux ou trois mille signataires de sa contribution. Il a beau tenter un jeu de dupes avec Hollande, on voit mal celui-ci servir bien longtemps de marchepied à l'opération Delanoë 2012. Du reste, l'addition des deux est encore loin de faire le compte. Leur alliance ne peut être que tout à fait circonstantielle et fragile.
A contrario, si un directoire Aubryste se met en place, Delanoë court un risque extrême de marginalisation, son autorité faiblira, sa majorité municipale se divisera et ce sera un barnum supplémentaire à l'Hôtel-de-ville.
Il risque donc d'être contraint et forcé de se rallier à une solution "hollandaise", en espérant que sa machinerie parisienne lui permette de reprendre un jour l'avantage. Car, si une direction fantoche se met en place, il continuera à croire en ses chances, à agiter son grelot médiatique et il épuisera la ville en opérations de communication en tous genres.
Dans un cas comme dans l'autre, Paris n'a rien à gagner à ce qui va suivre. Un maire à temps plein, disait-il, pendant la dernière campagne municipale …
Avec hollande et Delanoë piloté en sous marin par Jospin, c'est la continuité du socialisme libéral qui a fait tant de mal au PS .. On ne change pas une équipe qui perd ...
nooooooon ? sans blaaaaaaaaaaague, David !!!
Franchement, je n'y comprends plus rien !
Quelqu'un peut m'expliquer et (éventuellement) faire des pronostics ?
Merci d'avance.
Estelle92
Estelle, je pense pour ma part, que la position de SR découle de 2 points :
- elle a sans doute, le gros des bataillons du PS, mais est refusée par l'appareil.
Tu m'étonnes ! Lorsque l'on promet de chambouler l'organisation et les pratiques installées, mais aussi d'instaurer parité, non cumul etc ... à des cooptés qui n'ont jamais bossé de leur vie... il y a automatiquement, un coup de frein de tous ces messieurs.
Et il lui faut absolument, une bonne partie de l'appareil, pour espérer pouvoir réformer/rénover et faire monter des têtes nouvelles paradoxalement.
-elle a vu Guérini, Mennucci, Collomb dernièrement à Lyon.
Et comme d'ex-soutiens de Hollande (fédéraux comme gros élus ou SN), elle ne pourra les rassembler qu'à cette condition commune à ces 2 groupes :
soutenir un "non présidentiable".
Je vais essayer d'expliquer ce que je comprends, même s'il n'est pas sûr que j'aie tout compris :D
Je me risque au jeu des prognostics, de toute évidence nul n'est oracle donc ne jouez pas d'argent sur mes chiffres :d
Hollande voulait un homme de main qui lui garderait la place pour 2012 et lui permettrait de contrôler quand même le PS après son départ, il avait choisi Julien Dray et annoncé partout qu'il ne ferait pas de favoritisme, son rôle étant d'être garant des procédures; mais voyant que son plan ne marchait pas, il a dû choisir quelqu'un qui pourrait trouver un terrain d'entente tactique. Il a choisi Delanoe et lâché Juju, qui est revenu vers Ségolène Royal (en lui disant je cite qu'il n'était jamais "vraiment" parti). Avec Dray viennent tout un tas de gens de l'appareil qui soutenaient Hollande juste parce qu'il était l'appareil et maintenant qu'il a quitté son rôle d'appareil neutre pour entrer dans les combines, ne le soutiennent plus, sans compter ceux qui ont été lâchés et ceux sur qui Dray a de quoi faire pression.
Delanoe quant à lui n'attire pas les foules. Il obtient un soutien des apparatchiks, les mêmes qui soutiendraient Jospin s'il revenait plus ceux qui dépendent de lui. Honnêtement, j'habite en province, et tout le monde aime bien Delanoé, mais on s'en fiche un peu, et partout où je vais en dehors de Paris c'est comme cela. Donc s'il s'allie à Hollande, l'appareil hollandais placé lors du Congrès 2005 s'ajoute à Paris qui reste sa place forte (qu'il contrôle, certes, mais... sur les signatures de contribution, il a obtenu moins de signatures sur PAris que "Combattre et Proposer" de Ségolène Royal, donc il faut relativiser)
Avec Hollande, ils ont longuement négocié lequel de leurs fidèles aurait quel poste dans le parti nouvellement configuré avec eux gagnants, et voilà, une fois qu'ils ont eu réparti les postes-clefs, ils ont fait meeting commun. Evidemment seules 500 personnes à peine sont venues (essentiellement des obligés) et c'était totalement mort mais bon, tant qu'y a de la vie, y'a de l'espoir.
Leur score potentiel dépend de la DOCILITE des militants: si dans certains sections on vote comme dit le chef, alors l'axe Bertrand"j'assume l'héritage de François HOllande pour mieux le continuer' Delanoe/François "rassemblons-nous tous derrière moi" Hollande fera sans doute autour de 20-25%.
Si les militants votent chacun comme ils le sentent, je prévois moins de 20%.
L'axe Aubry repose sur l'idée que si les chefs strausskahniens et fabiusiens s'entendent, la base fera pareil. Tout comme l'alliance ci-dessus, elle considère donc que les militants sont d'abord des suiveurs et son alliance dépend de la docilité de l'électorat socialiste, avec un obstacle supplémentaire, le fait que les militants strauss-kahniens et les militants fabiusiens se combattent depuis 30 ans, donc ça leur est très très dur à avaler et certains se cabrent franchement. A La Rochelle, même les militants qui avaient un temps penché pour elle ont eu des doutes, les "magouilles" ont certes fait le bonheur des journalistes, mais sceller des accords entre chefs dans les restaurants a eu un effet négatif sur l'ambiance militante. De plus, avoir trahi Moscovici est apparu comme le coup de trop pour Montebourg, qui ne sait plus quoi faire. C'est l'alliance nostalgique qui rêve d'un 1997 bis. La difficulté est que la contribution de Martine Aubry était difficile à lire, reprenait une bonne partie des idées du Pacte Présidentiel mais sans le dire, et que les gens tentés par son aspect gauche sociale ont des doutes du fait de la présence de Cambadélis, et ceux qui sont fidèles à DSK sont heurtés par Fabius, aucun des deux n'ayant renoncé à ses ambitions comme c'est leur droit, mais 3 ambitions qui essaient de se neutraliser en s'alliant, n'y croient que les fidèles et les naïfs.
Prognostic difficile, mais pas terrible, genre 12%?
Moscovici: tient sa ligne. Sa contribution est tiède, mais il ne zigzague pas. C'est tellement rare qu'il faut le souligner. Pour ce faire, il a quelque peu rompu avec DSK, ce qui lui pose des problèmes de tactique et des problèmes de conscience. Il sait qu'il n'a de chance que si tous les autres renoncent. Evidemment personne ne croit qu'il ne veut être 1er secrétaire que pour devenir 1er ministre d'un président choisi par primaires en 2011, mais comme personne ne le voit président, les cyniques se disent qu'il sera plus facile à manipuler et les autres apprécient sa modération ou sa bonne volonté. Il bénéficie des voix strausskahniennes las des contorsions de Cambadelis et pas ralliées à Delanoe (notons que les strausskahniens sont éclatés désormais, une évolution majeure dans l'histoire interne du PS depuis 30 ans, facteur à prendre en compte absolument, mais comment?) Rénover Maintenant est divisé entre ceux qui iront vers SR et ceux qui iront vers Moscovici avec Arnaud Montebourg, ils font partie des indécis qui ne devraient pas l'être.
Prognostic, 10-12%.
Hamon-Emmanuelli: réseaux très actifs + grande mobilisation de l'aile gauche + Hamon est sans conteste un des responsables "montants" + une certaine colère contre le libéralisme débridé= on peut espérer un bon score pour Reconquêtes, 12-15%?
Mélenchon ira peut-être seul ou s'alliera avec Hamon si Hamon ne s'allie pas avec Aubry. Ceci dit, si Hamon veut compter à l'avenir, mieux vaut qu'il ne s'allie pas avec Aubry. Si Aubry s'était alliée à Delanoé, elle aurait laissé la possibilité que Fabius rejoigne Hamon.
(oueeehhh, on y comprend tout!)
L'aile gauche représente environ 10 à 15% du parti donc un score superbe pour toutes les motions liées à l'aile gauche serait de 15-20% pour tous réunis.
Qui prend la suite?
Bon, OK, je veux bien. Mais supposons qu'une motion Barons/Royal/et peut-être Moscovici arrive en tête, qui présentent-ils au poste ?
Sûrement pas elle puisque cela semble la condition de leur ralliement ! Dans ces conditions, comment peut-elle espérer réformer le PS ?
Et si le PS n'est pas réformé et dynamisé, comment espérer gagner en 2012 ?
C'est la quadrature du cercle, non ?
Mais fonder un autre parti, c'est périlleux et ça coûte probablement très cher...
Bon, je suis pas plus avancée mais merci de m'avoir répondu. Reste plus qu'à attendre dans le noir.
Excuses à Dagrouik pour avoir squatté son blog !!!
Ah, et vu mon ressenti et prise d'impression à La Rochelle, plus quelques sondages internes, je dirais que la dynamique est très nettement en faveur de SR.
Donc, soit sa motion est carrément en tête le 6 novembre et elle sera 1e secrétaire, soit elle n'est pas en tête, elle se retire, elle choisit quelqu'un qui convient à un large groupe qui se réunit derrière elle, et elle contrôle le parti sans être 1e secrétaire mais en permettant toutes les rénovations qu'elle souhaite.
Dans les deux cas, comment dire?
vivement novembre.
:)
@Myos
Et une alliance La ligne claire/Combattre et proposer, ça ferait combien approximativement ?
Ne perdez pas de vue que les militants voterons le même jour pour le premier secrétaire et pour renouveler les secrétaires de section et les premiers fédéraux.
La motion en tête remportera certainement beaucoup de ces postes, il y a toujours une dynamique qui se crée pour les gagnants.
Il sera certainement beaucoup plus facile de rénover le PS pour la nouvelle équipe si ce sont des rénovateurs et pas des empailleurs.
En complément de Myos ;
La contrib Ségo est signée par 7300 adhérents et représente à elle seule plus de 50% du total des signatures de contributions générales. Si je me souviens encore comment calculer celà veut dire que MOINS de 10% des militants PS ont signés un texte...
Les 7000+ signatures Ségo représente environ 50% des adhérents Désir d'Avenir, mais un certain nombre (30% ?) ne sont pas adhérents PS...
Conclusion : on ne peut strictement rien dire ou prévoir !
Il me semble cependant pour assister à de nombreuses réunions que le PS se partage dorénavant entre réformistes radicaux (Ségo ) et la gauche - gauche (Hamon ) pour l'essentiel et un centre mou, socialistes honteux (rescapés du jospinisme) d'où provient toutes les magouilles.
Ces gens là sont condamnés d'où leurs efforts pour exister et mobiliser ceux qui leur sont redevables.
Mais il n'y a aucune garantie que ces affidés fassent ce qu'ils prévoient une fois dans l'isoloir...
La motion de Royal va être et de loin en tête, le tout est de savoir si elle sera à elle seule majoritaire , les militants ont changés, ils ne sont plus des petits soldats aux ordres des chefs de courants et des petits chefs de section .. Ce sera le miracle du vote dans l'isoloir
@Criquetos
"Les 7000+ signatures Ségo représente environ 50% des adhérents Désir d'Avenir, mais un certain nombre (30% ?) ne sont pas adhérents PS...". Si je ne m'abuse, il faut être adhérent PS pour pouvoir signer une contribution. Donc avantage significatif de Royal sur le nombre de signatures.
Pour le reste de l'analyse, je suis très d'accord. Quelques trublions pour pimenter, mais sinon on devine maintenant assez clairement les forces en présence.
Sinon, merci Rva. J'ai enfin réécouté. Toujours aussi clair et enthousiasmant.
(Et je note que Peillon attire un petit peu quand même...)
Criquetos: ne peuvent signer une contribution QUE les militants d'une section, dûment identifiés et à jour de leur cotisation, sinon leur signature est retirée. Sinon, vous pouvez imaginer le nombre de signatures fantaisistes...
Donc les 7300 signatures pour Royal, 3500 pour Hamon.... sont celles de militants et uniquement de militants.
Comme l'a dit Dagrouik, c'est encore le plus large échantillon que l'on ait actuellement, comparé aux sondages. Les derniers se vantent d'avoir fait très attention et ont 751 sympathisants de gauche, donc, au final, très peu de socialistes -- et encore, c'est mieux que d'ordinaire où l'échantillon est d'environ 1000 personnes pour toute la population et toutes les tendances politiques (soit environ 10-15 socialistes - prenez 10-15 socialistes, vu comme le parti est fractionné, vous avez zéro fiabilité.)
Selon ce que j'ai pu percevoir et récupérer, dans les réunions, les sections, ou à La Rochelle, la motion Royal devrait être en tête.
En demandant explicitement à ses soutiens de venir voter en masse afin qu'on voie, non pas où elle se situe, mais si elle est numéro 1 dès le 6 novembre, elle affirme qu'elle est en position de force. Vous en connaissez beaucoup, actuellement, qui pourraient prendre le risque de dire aux militants que s'ils ne sont pas premiers, ils se retirent?
Et ainsi, le 6 novembre, on peut avoir nos réponses et gagner un peu de temps par rapport au reste du calendrier...... qui, vraiment, s'étire.
Vivement novembre ;-)
Merci MYOS. Vivement novembre oui.
je reviens à la question d'Estelle (mille excuses Dragrouik d'utiliser ainsi ton blog pour discuter chiffons !) :
Je ne partage pas totalement certains commentaires précédents.
Ayons les yeux bien en face des trous !
Si Ségolène, avec Mignard qui préparait le terrain à son intervention de TF1, s'est ainsi mouillée en changeant de stratégie, c'est qu'il y a de vrais motifs :
1- cf mon post n°20 que je prolonge :
1- il y a obligatoirement accord entre ces 3 parties pour justement un vote en faveur de sa contribution, peut-être amendée.
Elle ne peut pas se dédire, après le vote. Soyons sérieux !
Pour le reste, Estelle, pas de souci pour la rénovation et le récurage des écuries d'Augias des "malfaisants". Un Premier Secrétaire sur mesure sera choisi avec l'accord des alliés :
Vincent Peillon (au hasard!) ; on parle aussi de François Rebsamen, parce qu'apprécié par les cadres à tous les échelons.
Des postes-clé seraient attribués à "des alliés", ce qui serait logique.
Le tout sur des bases contractuelles claires (projet, rénovation et réorganisation, échéancier...).
Il faut s'oter de la tête cette histoire du nombre de signataires actuels des contributions, même si le nombre impressionne :
ce sont les militants de chaque bords les plus décidés !
Manque l'essentiel :
- le marais hésitant
- ceux qui se taisent et qui attendent le dernier moment pour expliciter leur vote.
- les élus et cadres qui pencheront vers ce qu'ils penseront être le plus sûr pour leur avenir. Et eux peuvent encore entraîner du monde dans leur sillage, même si l'on a dépassé l'époque des gros béni-oui-oui (cf 2006!).
C'est quand même bien cette très très grosse incertitude qui a poussé Ségolène à "ne plus en faire un préalable" de sa candidature, non ?
moi suis persuadé qu'il va aller loin le petit vincent ...
oui, laurent...suis sûre aussi
D'accord avec fourmi-rouge: manque du total des signatures la grande majorité des... indécis.
Mais ces chiffres sont les seuls que l'on possède de relativement fiables (en gardant à l'esprit qu'il y a des biais, bien sûr) et sur une aussi grande échelle.
Les indécis tomberont du côté du plus fort, comme d'habitude.
Comme nous l'a dit Bianco "Nous, on ne courtise personne".
(liez les points entre eux :D ça fera un dessin surprise.)
Attention cependant: elle n'a pas dit qu'elle retirait sa candidature. Elle a simplement dit qu'elle faisait de sa candidature ou non un enjeu des résultats du 6 novembre. Si elle arrive en tête, elle continue ainsi, seule. Si elle n'arrive pas en tête, elle n'a pas un égo démesuré qui la ferait continuer coute que coute, et alors elle choisirait quelqu'un qui peut défendre ses idées sans mettre en risque la motion (au hasard: Peillon). D'ailleurs je pense que même si elle arrive en tête, elle pourrait confier les clefs à quelqu'un de fidèle et responsable.
Mais cette annonce fait donc qu'elle peut s'allier avec tout plein de gens dont la seule opposition officielle à sa candidature était qu'elle est présidentiable. Même si, perso, je pense qu'on doit avoir un présidentiable à la tête du PS histoire d'avoir l'autorité, si on peut mettre à la tête du parti quelqu'un qui aura l'autorité d'UN présidentiable qui la lui délègue ET qu'elle est acceptée par tous alors pourquoi pas.
Vincent Peillon en 2017, c'est possible?
(Il aura 59 ans, ça ira?)
MYOS mais je reviens là-dessus :
si elle arrive confortablement en tête, c'est justement qu'il y aura eu alliance !!!
Sa contribution serait alors peut-être amendée et les Régionaux, Fédéraux loyaux jusqu'à présent à Hollande (ils savent ce qu'ils lui doivent!) la soutiendraient.
Donc elle ne pourra se dédire de sa promesse.
Bonne nuit.
Merci fourmi rouge !
Sandrine Garnaud a pris une superbe video du point cle de l intervention de Vincent, va sur son channel Dailymotion. En plus mon ancien secsec est sur l image hehe... :)