Delanoe est il libéral ?
Tout est arrivé d'un coup ce matin, coup de tonnerre dans ma mailbox : Delanoe s'annonce libéral. Après un 2e café , passage sous la douche, je consulte les liens envoyés par mes potes blogeurs...
Voici donc les citations de Bertrand Delanoe telles que rapportées par Reuters. Evidement le Figaro estime alors que Delanoe invite la gauche a accepter le libéralisme. Ca doit les amuser. On attend la sortie de Lefebvre le CON-muniquant de l'UMP.
"M. Sarkozy se veut souverain omnipotent. Le libéralisme c'est le contraire, c'est la tolérance devant les démarches individuelles. Je suis libéral, la droite ne l'est pas. La gauche doit se réapproprier avec fierté le mot et la chose"(...) Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin pleinement la libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de 'concurrence' et de 'compétition' pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique
Bien sûr, la gauche radicale celle du NPA qui est attendu pour nous bouffer entier ( mouaaarph) fait dans le résumé et le raccourci intellectuel qui facilite amplement le débat entres gens qui pensent la même chose. Je le invite à lire l'article de médiapart sur les débats en section PS sur l'insipide déclaration de principes du PS. Cela montre que le décalage entre nos élites en mode Bunker et les militants est assez fort. Ceci donc pour expliquer qu'il ne faut pas confondre les déclarations et écrits dûment relus dans un ouvrage avec tout ce que les socialistes pensent ou veulent. A moins bien sûr de vouloir faire de la désinformation.
Sur l'Humanisme libéral, je rappellerai que pendant la campagne présidentielle de 2007, les fans de Bayrou nous opposaient leur humanisme libéral à notre dogmatisme socialiste. C'est assez croustillant de voire Bébère se réferer à l'humanisme libéral après avoir essayé d'étrangler le MoDEM à Paris. Je ne sais pas ce qu'en pensent mes potes blogeurs du MoDEM. Il faut d'ailleurs noter que leur penseur en chef a estimé que le capitalisme ne pouvait pas être un choix de société pour notre nation. Là il fait de l'entrisme trotskiste à l'envers : Plutôt que de travailler avec le MoDEM devenons le MoDEM !
Par contre, oui nous sommes des humanistes, par ce que pour nous le respect de la personne humaine dans sa diversité est une obligation, que la reconnaissance des droits de l'homme est la base de notre culture politique. Mais qui ne l'est pas ? Je suis sûr que si on pose la question à Marine le Pen elle répondra oui. Mais pourquoi lui coller "libéral" alors ? On pourra discuter du fait que le libéralisme peut être de gauche par ce qu'il s'oppose à la rente. Syntax Error et simplification abusive qui peut mener loin: On parle du libéralisme dans son ensemble, pas uniquement de l'opposition à la rente et à l'oligarchie. Et donc des délires individualistes, avec lutte contre toute notion collective, fantasmes sur des solutions dignes du monde de Candy avec du fric comme seul valeur d'ajustement.
Bien sûr on pourra me dire que le mot libéral n'est pas un gros mot. Certes, mais c'est la pratique libérale qui est odieuse, celle qui retire à la puissance publique ( nationale ou locale) son rôle pour laisser la concurrence "libre et non faussée" s'exprimer. Demandez aux Africains qui doivent libéraliser l'eau et le coton ce qu'ils pensent de ce concept ! Associer humanisme et libéralisme, c'est assez osé.
Et Bébère propose de se ré-approprier le mot et la chose. (voir + haut). Donc à la fois le mot et son sens. Si ce n'est pas embrasser le libéralisme qu'est ce donc ? Il faudrait dire amen à l'AGCS ? Allons mes amis et camarades du PS, il nous faut raison garder.
Alors oui, on verra de belles figures de gymnastique de la part des soutiens de Bébère pour justifier leur coté social-libéral affirmé. J'en vois déjà dans mes groupes googole. Je les attend sur les blogs et dans les commentaires de certains. J'en salive d'avance. Pour l'instant mes blogopotes qui trouvaient Bébère potentiellement à leur goût sont silencieux. Je ne peux donc pas faire de liens sur eux. C'est dommage par ce que derrière ce débat de fond, très théorique, se cache le besoin de tester les pratiques des uns et des autres?
Et dans la pratique ça donne quoi ?
Prenons l'exemple du logement social à Paris. Des HLM donc. Je vais décrire ici du vécu avec témoignages sérieux ( j'ai des copies des documents en question si on me cherche).
A Paris (et ailleurs hélas) on confie des services publics à des boites privées ou gérées comme tel. Ca s'appelle confier des délégations de service public à des boites privées ou statut privé, exemple le logement social.C'est pareil sur le Velib. Moi, je demande un contrôle des usagers sur ces services public même délégués, tout simplement par ce qu'ils en sont les usagers et les payeurs. C'est un truc qui n'est pas social-libéral.
Du coup, dans des HLM a but social, on trouve chez ceux gérés par Logirep: Des frais en cas de retard de 1 mois de loyer, des huissiers qui se déplacent pour saisir les meubles après 2 mois de retard, et assignent au tribunal pour demander l'expulsion et demandent 300 euros de frais pour 500 euros de loyer dus. Il est où le coté social de la chose ? Alors que les proprios privés n'osent même pas le faire aussi vite! (ils n'ont pas d'avocats au forfait payés par la mairie). Ca se passe à Paris dans les logements de Monsieur Delanoë, et je pense que ça doit se produire ailleurs dans d'autres villes. On trouve aussi des bailleurs "sociaux" qui rejètent les candidats en CDD pour cause de "risque juridique" ( bah oui, il va etre au chômage ensuite). C'est à Paris aussi.
Ca doit être ça l'humanisme libéral dont parle Bertrand Delanoe dans son livre. A moins qu'il ne parle d'autre chose, dans ce cas, je suis prêt à lire son ouvrage, à condition toute fois de le recevoir chez moi.

Commentaires
pour toi quand on ne paie pas ses loyers on doit laisser faire : bravo l'injustice pour ceux qui triment , les paient durement
tu vois "laisser faire" c'est le libéralisme
lutter contre l'injustice , c'est la vraie gauche !!
Les africains gagneraient a avoir des etats libéraux qui leur garantissent les droits et libertés fondamentales au lieu d'avoir des dictateurs engraissés par la françafrique. Ca arrangerait beaucoup de choses.
Whishful thinking?
@jean: je parle d'un cas où un plus le locataire avait rémboursé une partie de la dette : 500 euros, quel drame pour la société , mon dieu pire qu'un temblement de terre à vous lire. Et qui vous dit que la personne n'avait pas de réels problèmes et aucune aide avant de pondre votre discours ?
@ant: oué, et sur les producteur de cotons qui voient le coton US arriver subventionner chez eux, idem pour le poulet made in UE, ou les pêcheurs espagnols au large de leur cotes au nom du libéralisme et de la saine concurrence.. Tu en dis quoi ? Ca s'ajoute à la francafrique de merde, mais c'est décidé ailleurs que chez nous.
Suis pas sûr qu'il parle du même libéralisme que prônés par Orwell et Chomsky par exemple et qui sont pour moi des références en la matière...
« Voici donc les citations de Bertrand Delanoe telles que rapportées par Reuteurs»
"Reuteurs", hein ? Et Reuter, vous connaissez ? Vous n'avez jamais envisagé le suicide ? Juste comme ça, pour vous punir d'être inculte...
Bien entendu, je ne dis rien de l'autre abruti de Delanoë, que vous avez privé de son tréma...
@Didier goux : si je l'ai envisagé deux fois, et je m'en porte très bien depuis: il suffit de se rater. Mais pas pour des erreurs sur Reuter.
Question : Ségolène Royal n'est-elle pas libérale ?
Question : libéral et social sont-ils contradictoires ?
@Lancelot : Qu'est ce qui te permet de dire qu'X , Y ou Z est libéral ?
c'est le libéralisme qui finance le coton ricain ? faut pas pousser non plus.
Juste pour resituer les choses, voilà la citation dans son ensemble :
"Non, je ne suis pas social-libéral : je n’adhère pas à ce que représente ce courant de pensée. Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, "libéral". Et quand il s’applique à une doctrine politique, au sens global, je crois même qu’un militant socialiste devrait le revendiquer. En revanche, ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le "libéralisme" au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l’État et laisser-faire économique et commercial (...) Qu’est-ce que le libéralisme ? C’est une doctrine d’affranchissement de l’homme, née dans l’Europe des Lumières. C’est, comme son nom l’indique, une idéologie de la liberté, qui a permis l’accomplissement de grandes conquêtes politiques et sociales. Le principe en est simple : il n’y a pas d’oppression juste, il n’y a pas de chaîne qui ne doive être brisée, il n’y a pas de légitimité, ni donc de fatalité, à la servitude. Et le libéralisme, c’est dans le même temps l’idée que la liberté est une responsabilité, qu’être libre ce n’est pas faire ce que l’on veut mais vouloir ce que l’on fait. Au nom de cet héritage intellectuel- là, celui de Montesquieu, de John Locke, au nom de ceux qui ont su se dresser contre le confort mortel de l’habitude pour dire non, je suis libéral. Je suis libéral parce que j’aime la liberté."
Et sur les termes de "concurrence" et de "compétition", je ne crois pas que Ségolène Royal ait jamais affirmer qu'ils étaient néfastes, à moins que le socialisme ne soit plus la régulation du marché pour davantage de justice sociale et d'efficacité économique, et qu'on soit revenu au marxisme...
Il ne parle pas des doctrines néolibérales économiques, mais du libéralisme comme idéologie de la liberté. Bref, reprendre de la désinformation basées sur des bribes de phrases pour critiquer le candidat concurrent, ce n'est pas très honnête. Je n'ai jamais supporter que ce soit fait contre Ségolène, alors je ne vois pas pourquoi je le supporterai pour Delanoe.
Comme indiqué en commentaire chez Marc Vasseur, ce serait intéressant de rajouter à vos exemples, la question du marché de l'eau. Pourquoi Delanoé ne remunicipalise pas la gestion de l'eau ??
il y a quelques bonnes formules:
"le sarkozysme, ce bonapartisme modéré par la désinvolture, est profondément antilibéral"
"être libre ce n’est pas faire ce que l’on veut mais vouloir ce que l’on fait"
Oui il faut reconnaitre qu'il affirme tout haut ce que nous disions déjà sous la houlette de Peillon. Le libéralisme est à l'origine du combat socialiste. C'est pour faire gagner le libéralisme que s'est crée le socialisme! Remettons les choses dans l'ordre. Ce libéralisme c'est le combat de toutes les libertés. Donc je ne nie pas son message et même mieux je lui trouve une certaine audace de l'affirmer aussi fortement. Le problème est que ce message aura du mal à passer à gauche mais donnons lui quitus de faire progresser cette réflexion dans le parti socialiste. Ce sera bénéfique pour tous les réformistes et progressistes de sortir de ce carcan mental.Son ambition serait donc de renouer avec l'origine socialiste et il faut bien reconnaitre que j'en suis d'accord. J'attends de connaitre plus précisément la suite pour juger l'orientation qu'il souhaite donner au parti exactement. Veut-il se positionner au centre-gauche et ainsi squizzer le Modem? Et griller cette place pour ségolène Royal? Il y a sûrement une part tactique à prendre compte.
Mais ce que les gens qui caricaturent ne veulent pas comprendre c'est que ségolène Royal n'est pas à la droite du parti. Elle est en plein coeur. C'est la seule capable de réconcilier idéologiquement les tenants d'un positionnement idéologique populaire de gauche et ceux qui souhaitent le dynamisme économique et l'agilité. Alors finalement au moment où Delanoë souhaite lui souffler la place, peut-être , de ce positionnement soi-disant à droite, elle va se recentrer sur sa gauche! Elle va affirmer clairement le combat socialiste à parvenir à l'idéal républicain. De plus elle porte en elle cette révolution démocratique qu'aucun n'incarne, et une révolution interne du PS. Finalement ce congrès peut être vraiment utile et serein!:-)
PS: Ayant quelques problèmes de connexion je ne pourrais être très présent dans le débat pendant 2 ou 3 jours:o)
@Bob: non c'est le libéralisme qui fait que le coton US subventionne envahit certains pays africains. Je n'ai pas dit qu'il le produisait ou le subventionnait, là c'est plus du capitalisme oligarchique protectionniste.
Juste pour faire mon chieur : sur « celle qui retire à la puissance publique ( nationale ou locale) son rôle pour laisser la concurrence "libre et bon faussée" s'exprimer. », tu fais à mon avis un contre-sens.
Ce n'est pas l'état naturel du marché d'être sans positions de monopoles et autres situations de concurrence déloyale (Mistral qui fait bosser ses employés 50h/semaine alors que d'autres ont des règles sociales et environnementales à respecter, ...)
Pour faire de la concurrence non faussée, il faut justement que la puissance publique (DGCCRF, DG Concurrence & cie) intervienne pour harmoniser les règles du jeux (fiscalité, environnement social) et pour mettre en place une politique de la concurrence qui brisera les monopoles (Microsoft) et autres trusts (SFR-Orange-Bouygues sur les appels transnationaux récemment) pour assurer le fonctionnement effectivement concurentiel des marchés.
Je crois que tu confonds avec « concurrence pure et parfaite », un vieux truc qu'on trouvait dans les vieux manuels de microéconomie (ça date de 1921 d'après http://fr.wikipedia.org/wiki/Concur... )
Les voies de Delanoë sont impénétrables, surtout sur sa gestion municipale.
On nous pointe chez Partagaons mon avis, le billet très intéressant d'un certain Antoine B., http://antoine.besnehard.over-blog....
@JMF : effectivement, mais bon l'idée ce n'est pas de débattre de la concurrence libre et non faussée ( qui est mythe, tu le rappelle) , mais de la grosse connerie de communication de Delanoe, à moins que ce ne soit un aveu simple.
@Lancelot : oui et oui. Mais elle serait aussi un peu anar que ça ne m'étonnerait pas :)
Merci asse42
"... pour laisser la concurrence "libre et bon faussée" s'exprimer." je crains hélas que tout soit dit dans ce lapsus / faute de frappe très révélateur sur le degré presque zéro de la pensée socialiste actuelle dont tu te fais le vecteur. Je reviens en 2005 : serais tu favorable à une concurrence "en prison et faussée" ? Vous emmenez la gauche à la cata, je suis malheureux .... Besencenot arrive à m'intéresser !
Moi ce que j'aimerai bien c'est qu'on entende nos maires de grandes villes sur les services publics locaux, j'en parle brièvement dans mon billet : cela doit se faire sous le contrôle des usagers, même en cas de délégation de service public.
Les citoyens sont murs pour comprendre ce qui se passe, et pour agir quand on le leur demande.
Didier: c'est une faute non corrigée, n'en profite pas pour tirer des plans sur la comète.
On est dans la bêtise pure et simple ! Au moins il n'avance pas masqué...
Delanoë invite les socialistes à être libéraux "y compris dans le domaine économique"...
Qualifie Nicolas Sarkozy "d'antilibéral" quelle sottise ! Après toutes les perles que l'on s'est pris dans la gueule avec lui depuis 1 an...
En tout cas, il ne faut qu'il compte sur moi pour cautionner ces genres de stupidités !
Oh purée, un socialiste ose dire que le libéralisme c'est bien, que la concurence, c'est bien et qu'il faut en finir avec la lutte des classes !!!
Je dois rêver ...
Dis donc Dagrouik, tu te sens pas paumé la par rapport à tes multiples prises de position contre l'économie de marché ???
Aller écoute Delanoe, il a l'air moins idiot que d'autre ...
Moi qui habite Paris j'attends que Delanoë fasse ce qu'il a promis aux municipales, c'est qu'il enlève les consessions de l'eau au privé et qu'il le fasse gérer par la municipalité.
Quant à la concurrence libre et non faussée, c'est en réalité une concurrence libre et archi faussée. On peut remplacer ce slogan par un autre "la raison du plus fort est toujours la meilleure"
Mistral, tu parle de Delanoe qui décrit le sarkozysme: ce bonapartisme modéré par la désinvolture
Delanoë... le type qui a transformé Paris en Disneyland et qui ne rêve que d'électeurs en rollers ou en trottinette... Un peu "moins pire" que la greluche du Poitou, certes, mais pas de quoi pavoiser...
Delanoë n’a strictement aucune expérience ministérielle. Il ne représente aucun courant d’idées. Il incarne une gauche morale et sociétale, hyper parisienne, fait de bons sentiments écolo-libertaires, de happening culturels ou festifs et de soumission à l’ordre économique mondialisé, c'est à dire un discours qui n’a strictement aucune chance de passer dans les classes populaires et les régions industrielles. Il n’a jamais conduit de campagne nationale, son seul fait d’armes ayant été de se faire réélire à Paris sur une vague rose, comme beaucoup de ses collègues.
B Delanoé vient de commettre sa première erreur, même s'il convient de considérer son discours en entier, pas seulement un détail.
@Eric: il vient de brouiller son image ( si ce n'était pas déjà le cas) : Ceux qui ont une vision critique de l'économie de marché vont le prendre pour un soc-lib, même s'il le dément. Je me demande s'il ne fait pas un cadeau à Besancenot: Bcp de gens vont prendre associer cette image soc-lib a tout le PS.
Je suis d'accord avec éric, Delanoë vient de commetre une faute de communication, les français ont soupé du libéralisme surtout à gauche il va devoir passer son temps à se justifier
C'est bon, les garçons, le appeau à trolls / piège à cons a bien fonctionné ? Qui veut et peut rassembler la gauche (notament les ouistes et les nonistes) et qui veut les diviser ?
Pourquoi les jospinistes et leur marionette parisienne agissent-ils pour NS ?
Sur le fond, on est avec Antoine B., la gauche est "libérale", sur la forme, on est avec Marc, la gauche est anti 'libéralisme"! vous voyez le piège ? Resaisissons-nous et ne cédons pas à cette tentative (grossière) de manipulation mentale.
Bonsoir, j'vais m'coucher, je n'ai plus qu'une cigarette… ;-((
Le libéralisme contemporain profite aux riches ; et à personne d'autre.
Il faudrait comparer précisément avec ce qu'a dit SR sur le libéralisme dans son interview à L'express.
Fontenelle en fait évidemment un billet saignant.
Tiens, Bellaciao.org aussi...
"Mistral, tu parle de Delanoe qui décrit le sarkozysme: ce bonapartisme modéré par la désinvolture"
Le propos est acerbe mais reflète une réalité ...Nicolas Sarkozy est dans la tradition jacobine d'un Etat fort, non libéral ...Celà se discute ...
Rien à voir avec la haine !
Valls puis Delanoe, ca y est !
Des socialistes disent aux autres socialistes : arréter avec votre pensée unique héritée de la lutte des classes, accepter l'économie de marché comme l'ont fait tous les socialistes européens, regarder la réalité en face.
Valls et Delanoe comme d'autre méritent notre attention, pas comme l'autre ...
Ah, enfin nous en arrivons au débat de fond. Voyons ce qu'a dit "l'autre" qui se nomme Ségolène Royal.
Interview du Point
Q: Le grand débat n’est il pas aujourd’hui entre le socialisme et le libéralisme ?
R: De quel libéralisme parlez vous ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Voyez Pierre Leroux, l’inventeur du mot socialisme en 1840. Jaurès justifiant contre Jules Guesde la défense du capitaine Dreyfus et affirmant que « l’individu est la mesure de toute chose », Blum anticipant lors du congrès de Tours la dérive dictatoriale du communisme soviétique, Mitterrand abolissant la cour de sûreté de l’Etat et la peine de mort. La liste serait longue de la contribution des socialistes au renforcement des libertés individuelles et politique ! Si vous appelez libéralisme cette idéologie du laisser-faire, laisser-aller, qui depuis l’aube du capitalisme, oppose les vertus de la main invisible du marché aux régulations de la puissance publique et l’harmonieuse convergence des intérêts particuliers à la construction volontaire de l’intérêt général, alors oui, le socialisme ne mange pas de ce pain là et il n’est pas le seul. Le Gaullisme non plu ne tombait pas dans ce panneau. Et la République s’est construite, non sans mal, non sans reculs, contre cette illusion naturaliste.
Q: Le libéralisme n’est il pas une belle idée de gauche à l’origine, inventée au XVIIIe siècle contre la monarchie ? Pourquoi la gauche l’a-t-elle diabolisée ?
R: Je vais vous dire le fond de ma pensée : les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, qui est au fond l’autre nom de la démocratie, ce sont tous ceux, à gauche mais pas uniquement, qui savent combien les libertés politiques sont fragiles si l’on fait l’impasse sur les inégalités sociales. C’était vrai hier et ça l’est toujours aujourd’hui. Car la liberté du renard dans le poulailler, on sait ce que cela donne !
Voilà ou va ma préférence dans la définition du libéralisme, voir Mistral adhérer aux thèses de Delanoé me conforte dans mon choix.
Le post précédent est de moi!
Mistral, c'est comme un chien d'arrêt : Tout ce qui pue (Valls, etc..) au PS, il nous le montre.
Je préfère nettement le discours de Delanoe ou Valls à celui d'un Mélanchon
Délanoé, son parrain jospin et leurs amis sont des imposteurs! Ce monsieur Délanoé veut juste paraître plus audacieux que Ségolène Royal. Mais en réalité, il s'approprie les idées émises par elle dans certaines interview et interventions, comme vous venez de le noter dans votre post 39. Mais en plus, il les présente très mal.
Et voilà que ces faux-culs de médias à la solde du sarkozysme de droite et de gauche s'extasient en criant au génie.
Pauvre France!
Allez, une dernière, pour dénoncer !
L'adoption ou non du mot libéralisme ne change rien à l'affaire. Les dirigeants du PS ont depuis longtemps renié le socialisme pour se convertir au capitalisme, c'est cela le fond du problème. Que le terme libéralisme corresponde ici aux défenseurs fanatiques du capitalisme, ce n'est qu'un des exemples de ces mots qui sont vidés de leur sens.
Anna, je crois pour ma part que capitalisme et socialisme ne sont pas incompatibles.
@anna: nous devons re-inventer le chose collective sans tomber dans les excès du XXe siècle. Il y a un deux gros mots qui sont à remettre au goût du jour : collectif et démocratie. C'est tout le contraire du libéralisme.
Et ceux qui nous disent que le libéralisme c'est bien au sens politique sont des faux-culs. Ni plus ni moins. Pourquoi n'utilisent ils pas le mot démocratie plutôt que libéralisme politique ? ce n'est pas involontaire, c'est de la communication, c'est un signe d'allégeance à l'ordre établi.
Dagrouik, peut-être tout simplement que libéralisme renvoie à l'histoire. Et que l'histoire, c'est beau, surtout quand ça pond des trucs comme ça.
Je trouve que SR comme Delanoë ont entièrement raison de rappeler le que libéralisme (en général, et non le libéralisme économique) est une valeur DE GAUCHE.
Ils arriveraient presque à s'entendre.
Je ne sais plus qui a dit dans les commentaires "Delanoë n'a jamais conduit de campagne nationale". C'est vrai. Mais il se présente au poste de 1er secrétaire, pas à la présidentielle.
Ne vous trompez pas d'élection, les mecs.
Voici un cirage de pompe en règle de Délanoé par Joffrin en vidéo, accompagné d'un commentaire dont je me fais mien car très juste de mon point de vue:
vidéo:
http://www.versac.net/2008/05/no-co...
commentaire :
Quel escroc ce Joffrin? Tout ce qu'il dit et dont il attribue la paternité à Délanoé, c'est ce que dit Ségolène Royal depuis deux ans. Celle qu'il fait appeler Bécassine à Libération. C'est lamentable, la malhonnêteté à ce point.
Autre énormité : Il déclare sans rire que Délanoé a occupé tous les postes au PS. Quel menteur?
Pourquoi veut-il être premier secrétaire s'il a déjà occupé ce poste?
Voici une interview de Ségolène Royal dans le point au mois de mars 2008, où elle aborde tous ces thèmes.
http://www.desirsdavenir.org/index....
Delanoe, c'est marketing, baratin et compagnie. Son pseudo oputing libéral, c'est un moyen de faire parler de lui sur un non-sujet.
La vérité, on la trouve sur un site super : delanopolis.fr Superdrôle et superinformé. Courrez-y
Non, ce n'est pas un faux-débat !
Tout juste n'a-t-il pas été bien posé !