La semaine dernière Jean-Michel Apathie avait dégommé Gaudin d'un coup sec, après l'avoir torché une première fois le 17/12:

Reniflation. Jean-Claude Gaudin, ancien ministre, sénateur de la République et maire de Marseille, a déclaré à propos des journalistes de Libération: "Nous les reniflons dans l'avion, avec leur pull-over serpillère, les cheveux longs et les ongles sales." Renifle-t-il aussi les footballeurs du PSG et les députés de l'Ardèche, les infirmières du Lavandou et les menuisiers de Capbreton?

Et aujourd'hui c'est un deuxième uppercut que JMA balance dans la tronche du clown de l'UMP marseillaise:
Reniflitude. Jean-Claude Gaudin, ancien ministre, sénateur de la République et maire de Marseille, a déclaré à propos des journalistes de Libération: "Nous les reniflons dans l'avion, avec leur pull-over serpillère, les cheveux longs et les ongles sales." Plus tard, Jean-Claude Gaudin a précisé qu'il s'agissait d'humour. Alors, rions?

J'attends avec une impatience que je ne peux camoufler la suite de l'histoire. Qu'un tel personnage énerve Apathie qui est lui même parfois malpoli et un peu exaspérant mérite qu'on s'y attarde un peu. Gaudin c'est un personnage qui sourit, fait le pitre et a l'air sympathique. Pourtant il est odieux, parle de dose de lubrifiant en plein conseil municipal, s'énerve alors que la campagne électorale ne fait que commencer. Il pratique l'ouverture à la sauce Sarkozienne, en recyclant un ancien pro de la politique professionnelle: l'ex-socialiste San Marco, tandis que son adversaire Guerrini plus malin ouvre sa liste à des professionnels de la société civile. Le décalage est remarquable, mais il a échappé à Eric Dupin qui place un peu rapidement tout le monde dans le même sac.

Il faut dire aussi que Patrick Devidjan a mis en garde l'UMP contre le risque de perte de Marseille, Bordeaux et Toulouse: La supposée avance de l'UMP fond comme neige au soleil. Peut-être assistons nous à perte de nerfs de la part de Gaudin. D'après certaines informations, il a du mal à mettre en place sa campagne. Il est presque absent d'Internet, son site Web est digne des années 90, que ce soit en terme de présentation, de look , de contenu et d'interactvité avec le citoyen. Soyons sympa, même s'il bénéficiait de l'aide de Loic Lemeur ça ne changerai rien: On ne transforme pas un clown des années 70 en candidat new-look branché en si peu de temps, et surtout avec un tel passif. Il n'a pas hésité à s'allier au Front National à une époque pour conserver la région PACA. Il n'hésite pas non plus à recycler les ex-FN dans l'UMP dans le but de ne pas se faire lessiver aux muncipales.
Le voilà qui espère désormais rafler la mise avec les vieux cadors locaux de l'UDF passés au MoDEM. Je me demande d'ailleurs ce que les bloggeurs MoDEM pensent de cette hypothèse.

Depuis 1995, Gaudin promet les mêmes choses à chaque campagne électorale, et en particulier de dynamiser la ville et de la rendre plus propre. Cette réussite remarquable a fait l'objet d'un reportage édifiant sur M6. On y voit des rats proliférants dans les ordures et ce en plein jour comme la nuit. N'oublions pas non plus la situation de l'immobilier, avec marchands de sommeils qui profitent d'une municipalité passive si elle n'est pas complice. Faites quelques recherches google sur la rue de la République à Marseille vous comprendrez l'étendue du problème.
Marseille est la seule ville d'europe où le tramway suit le trajet d'une ligne de métro, on se demande quel génie a eu cette idée. Le même prix nobel d'urbanisme a voulu singer le Velib,et propose un vélo municipal qui ne se trouve que dans les arrondissements bourgeois: bel exemple de politique urbaine vous ne trouvez pas? Il a d'ailleurs oublié les pistes cyclables.

Et bien sûr Gaudin est un poète, ses sorties sur les journalistes de Libé en sont l'illustration. Tout cela fait un joli CV pour un numéro 2 de l'UMP, on comprend finalement que Jean-Michel Apathie puisse s'énerver dans les colonnes de Metro:

En une question comme en dix mille, et en partant de l’idée que l’humour n’est pas seulement la politesse du désespoir mais aussi le révélateur de l’âme, qui est vraiment Jean-Claude Gaudin ? Quelqu’un pour qui l’on peut voter parce que son programme est bon ? Ou quelqu’un dont il faut se défier parce que le fond est peut-être nauséabond ? L’interrogation demeurera pertinente jusqu’au jour où Jean-Claude Gaudin dira : «Excusez-moi, j’ai quand même raconté n’importe quoi et je ne voulais blesser personne.» En attendant, chacun pourra penser que Jean-Claude Gaudin, maire et sénateur, personnage public et notable de la République , est un homme mal connu dont on ne sait pas s’il gagnerait vraiment à l’être.

A suivre donc...