Certains font dans la généralisation abusive : 1 départ et tout le monde part, c'est l'explosion du PS. Il faut dire que ce sont des bayrouïstes endurcis, et que leur fantasme, c'est que le PS explose, et que le MoDEM devienne le premier parti d'opposition à Sarkozy. Avec quel programme on ne le sait pas ? Mais ils oublient que le PS c'est 200 députés, des villes, 23 régions sur 24, la moitié des départements.
Et le MoDEM combien de divisions après l'implosion vers le Nouveau Centre ?  Cette pitoyable bande de tartuffes de la cradosphère continuera, mais ce n'est pas grave...

Un bon exemple de ce genre de discours est tenu par un mec qui est engagé à l'UMP : jugez en par vous même, ce bouffon de carignago, pense que le PS va exploser. Et pour cela il a bien sûr un raisonnement profond et intense.
Le probable départ de DSK pour le FMI et la mini-retraite de Laurent Fabius devraient encore accélérer cette destruction de la gauche française.

Il faut préciser que cette pauvre cruche est une référence, jugez en par vous même :
A l'origine de la Communauté des blogs chiraquiens, je défends sur ce site l'action de Jacques Chirac et du gouvernement depuis 2002.

Avec de telles réferences, on est droit de sortir les injures : connard, pauvre demi-cerveau qui glorifie l'action du quasi-délinquant Chirac Jacques, et sans doute celle de Galouzau de Villepin prochainement mis en examen ? Tu me donnes envie de gerber, de te foutre mon pied au cul pour te redresser les idées.
On voit Max Gallo ancien marxiste gloser sur la modernisation du PS a la TV, alors qu'il travaille désormais pour Sarkozy. Tout cela a des cotés ridicules, digne de la pire des comédies de boulevard.

L'Ouverture pour faire quoi ? 

Et sur le choix de Jack Lang pour la commission de révision des institutions: On oublie un peu trop rapidement que Jack Lang est un des très rares partisans socialistes d'une présidentialisation du régime.
Il était déjà en contradiction avec le projet du PS et le pacte présidentiel de Ségolène Royal qui est en faveur d'une "République nouvelle" plus parlementaire.
Double avantage aux yeux de Sarkozy : Lang est socialiste, connu et partisan comme lui d'un régime présidentiel.

"On ne peut pas transformer le système politique sur un coin de table avec des personnalités embauchées pour la circonstance" a déclaré Arnaud Montebourg.

Il a raison, mais Sarkozy s'en fout comme de sa première communion. L'idée de Sarkozy c'est la présidentialisation du régime, avec disparition du premier ministre, vice-président et tout un tas de choses discutées dans un cabinet et ensuite votées par un parlement réuni en Congrès où la majorité des 3/5e n'est pas acquise.. Surtout sur un tel sujet.

On va modifier les rapports de force entre le président et le parlement. On parle de modifier le rôle et l'élection du sénat, de donner des droits à l'opposition, de donner plus de pouvoir au président... Tout cela ne doit pas se faire en catimini, ni dans l'ambiance d'un coup d'état comme en 1958.

Toussaint  L'Ouverture, Haiti, Libérté , Egalité , Fraternité. sauf pour les esclaves.

La présidentialisation de la République

On peut résumer les idées de Jack Lang sur ce sujet à ça : Il fantasme sur un régime présidentiel comme Sarkozy, avec président élu au suffrage universel comme maintenant.

L'assemblée pourrait le censurer... Mais en cas de censure du chef de l’État - transformé donc en véritable chef du gouvernement par disparition pure et simple de la fonction de premier ministre - la dissolution de l’Assemblée nationale, seule chambre réelle du Parlement, est automatique: Il reste en place.
On voit bien que dans ce cas, le président garde l'avantage. C'est cependant le seul cas possible de dissolution de l'assemblée.
Les élections législatives et présidentielles seraient simultanées : On voterai le même jour pour le président et pour les députés, cela promet des jeux électoraux particuliers dans un électorat de plus en plus joueur.
Le président deviendrait responsable devant le parlement, qui ne comporterait qu'une seule chambre.

En cas de cohabitation, on ira directement à la dissolution dans les semaines suivantes, et si les électeurs font le même choix, que ce passera t'il ? Le parlement aura t'il le droit de renvoyer le président à ses chers études ? Et bien non. L'avantage est donc au président.
Tout cela a du plaire à Sarkozy, qui se voit en président-premier ministre, dans l'action permanente: C'est sa personnalité, il en a la droit, mais on ne doit pas calquer la réforme de la constitution sur les humeurs du président actuel.

La convention pour la 6ieme République ( non présidentielle) à expliqué cela sur son site. Je vous invite à lire cet article en entier pour comprendre les risques d'un tel régime. C'est une dangereuse utopie.

Fort heureusement, aucun spécialiste constitutionnel ne s’est prononcé en faveur de cet édifice fragile. Bons connaisseurs de la logique et de la pratique de nos régimes parlementaires, ils peuvent accepter de tout envisager, sauf cette dangereuse utopie.

Un revival de 1848 ?


Un peu d'histoire ne peut pas faire de mal, même si Sarkozy a déjà expliqué ce qu'il pensait de l'histoire, et sans oublier ce que pensent des Historiens  de son usage sélectif et efficace de l'histoire.

La dernière expérience de régime présidentiel en France date de 1848, après la chute définitive de la monarchie. C'est l'époque de la IIe Répubique dont les contradictons nous ont couté très cher, et l'ont fait disparaîre dans les poubelles de l'histoire en à peine 3 ans.
Sous l'influence du modèle américain, et de Alexis de Tocqueville, les républicains adoptent une constitution qui donne le pouvoir exécutif au président. N'oublions pas non plus, qu'a l'époque la bourgeoisie et les possédants craignaient l'arrivée d'une révolution socialiste. «Le socialisme était à nos portes», écrit Tocqueville. L'assemblée forte, c'est le souvenir de la Convention : Cauchemar absolu pour tout ce qui est de droite, royaliste ou républicain "modérés".
Il y aura d'en plus des insurrections ouvrières pendant les discussions sur la constitution. Elles sont durement réprimées dans le sang : 4000 morts. L'état de siège est alors proclamé. L'assemblée était remplie de notables locaux, conservateurs , réactionnaires : la province paysanne avait peur des rouges . Déja certains comme Thiers, voulaient réduire la racaille socialiste en faisant massivement intervenir l'armée dans Paris pour éliminer toute opposition républicaine socialiste.

Et qui nous parle des USA souvent comme modèle ? Sarkozy justement...
Mais contrairement aux États-Unis le Président de la IIè République n'a pas le droit de veto. Il peut juste demander une nouvelle délibération sans garantie d'être suivi. Les ministres sont nommés et révoqués par le président. Le Président n'est pas ré-éligible , détail important.
La France, dans les fibres de son cœur, est profondément républicaine. C'est ce que dira Tocqueville quand la décision d'élire le président au suffrage universel fut prise. Cette dernière doit beaucoup au discours de Lamartine devant l'assemblée nationale.

Mais hélas les conflits entre le président et l'assemblée n'étaient pas prévus par la constitution de 1848.  Alors que des discussions sur le sujet avaient eu lieu dans les débats préparatoires.
On n'avait pas prévu de cour suprême pour trancher par exemple... Voir à ce sujet mes remarques plus haut. D'ailleurs nous n'en avons toujours pas. Il n'y a aucune autorité judiciaire suprême en France, alors que toutes les grandes démocraties en ont une pour trancher les conflits et juger du respect de la constitution dans la pratique et non pas uniquement lors du vote de la loi. Ce serait un événement si la réforme envisagée en créait une.

Louis-Napoléon se présentât à l'élection au suffrage universel en 1848, malgré le fait qu'il avait déjà tenté deux coups de force et passé la plupart de son temps à ourdir des complots... C'était la première fois qu'on procédait à ce genre d'élections en France. De vilaines langues expliquent que son score s'explique en partie par le fait que l'immense majorité des électeurs illettrés crurent voter pour Napoléon le 1er.

Une fois élu, il voulut modifier la constitution pour se faire ré-élire, l'assemblée refusa, il prit les devant et commit un coup d'état le 2 décembre 1851. Coup d'état préparé depuis quelques mois déjà...

Cela se fit dans le sang, avec répression à la baïonnette et au canon dans Paris. Et on parla alors du risque du péril rouge...  Cette tragédie en annonçait une autre.. en 1870 poussé par les maîtres des forges,  capitalistes  de l'époque, Napoléon le petit provoqua la Prusse qui lui colla une raclée mémorable avec 150 a 200 000 morts coté Français.

De cette guerre naquit entre autre, un épisode sanglant de notre Histoire qui n'est pas assez connu : La Commune de Paris.
La défaite généra la volonté de revanche de la France contre l'Allemagne .. qui aboutira à la première guerre mondiale..
Voici donc ce qu'a été la première expérience de régime présidentiel en France : un échec total aux conséquences désastreuses.
Mais n'oublions pas ce qui est l'alpha et l'oméga de la doctrine historique de Sarkozy :
" Je déteste cette mode de la repentance qui exprime la détestation de la France et de son histoire. "

Pourtant en 1849 un certain Victor Hugo, déclara ceci :

«Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure et vous constituerez la fraternité européenne (...)».

Les leçons de l'Histoire servent toujours...


Sarkozy, c'est un vorace !


En tout cas, cette commission qui devrait rendre le fruit de son travail à Sarkozy ne devra pas perdre de temps à chercher les propositions de réformes de la constitution sur le blog de Jack Lang. Elle risque d'y trouver des archives le montrant très en verve contre Sarkozy.
Par exemple, reçu sur LCI et interviewé par Christophe Barbier voilà ce qu'il déclarait :

Non, il y a vraiment là un abus de pouvoir, un accaparement des fonctions et ça fait partie du tempérament de SARKOZY. C'est un vorace ! C'est un vorace, il a un appétit de pouvoir qu'il ne peut jamais satisfaire et donc ça pose des questions pour le présent, la campagne électorale, car en ce moment même il utilise de façon éhontée et abusive, les moyens de l'Etat, l'argent de l'Etat pour sa propre propagande, c'est-à-dire une égalité entre les candidats et par ailleurs, c'est surtout préoccupant pour le futur. Imaginez, j'espère que ça ne se produira pas, que par inadvertance il puisse être élu président de la République, mais ce serait l'arbitraire, le gouvernement du bon plaisir. D'ailleurs il annonce par avance qu'il concentrerait le pouvoir entre ses mains, croyez-moi, bonjour la démocratie ou plutôt, au revoir !
On trouve tout ça avec d'autres piques contre Sarkozy dans une vidéo Dailymotion.


Tout cela est assez troublant, vous en conviendrez. On se souvient de Jack Lang demandant la démission de Sarkozy ministre de l'intérieur..  "Ce sont des méthodes dignes de Fouché" avait t'il dit. On se demande ce qu'il en pense désormais.
Je comprend qu'il puisse réserver sa réponse... Il y retrouverait une connaissance Olivier Schrameck, qui a pour particularité d'avoir travaillé au conseil constitutionnel et pour Lionel Jospin. Il y retrouvera le spécialiste de la Constitution Guy Carcassone, qui a été conseiller d'un autre Premier ministre socialiste, Michel Rocard.
Le tout devant être présidé par sa suffisance en personne, Edouard Balladur, et devra rendre ses propositions avant Janvier 2008. Et ce travail "ne se fera pas sur mes seules idées" à déclaré Sarkozy au JDD du 8 Juillet. On est en droit de douter, vu l'historique du personnage.
D'ailleurs que sait t'on sur le fonctionnement de cette commission qui doit s'installer d'ici 15 jours ? rien sur les chaises à porteur pour sa suffisance, ni sur l'éventualité de travail en mode transparent, ce qui serait une bonne façon de changer les moeurs politiques dans notre pays. Ce sont les mots de Sarkozy.

Tout cela agite la boboglosphère et la cradosphère qui s'occupe des péripéties politiciennes sans se poser de question de fond. A par quelques rares exceptions...

Papito :

 Dernière question, faut-il absolument rejeter toute ouverture? Faut-il absolument diaboliser la présence d'un spécialiste de droit public dans une commission sur les institutions mise en place par le gouvernement? A méditer.

Versac : Une analyse à l'opposé de ce que le club des 5 fait en ce moment.

Ce qu'il faut, c'est une forme de petit big bang. On peut en être las, et surtout, ne pas croire à la mécanique actuelle du parti (le congrès, le conseil national), et surtout, croire qu'il faut avant tout qu'une voix se lève et propose quelque chose d'autre, en opposition à Hollande, qui conduise le parti à aurte chose. Une autre voie, une autre manière d'aborder le problème. Aujourd'hui, on ne sait pas ce que DSK fera, mais il a prouvé par le passé n'être pas l'homme de ce défi là. Royal pourrait l'être, plus par esprit tactique que par réelle volonté de transformer le parti. Elle refuse déjà les mascarades des instances du parti, qui se sont imposé des règles du jeu intenables, mais peut-être, à trop les refuser, s'éloigne-t-elle de la rénovation nécessaire de l'appareil ?  J'ai du mal à voir Delanoë comme un rénovateur profond.


Ségolène Royal a fixé un calendrier et DDA travaille sur le fond, le corpus idéologique. Ca personne ne s'y intéresse, sauf les militants DDA et PS qui s'investissent.

DSK et le FMI.


Et sur DSK : le choix n'est pas venu de Sarkozy mais de l'eurogroupe, et donc de dirigeants européens qui ont trouvé que DSK était le bon candidat. Sarkozy a donc laissé croire  qu'il était à l'origine de ça, mais c'est faux.
Il ment, dans le but d'affaiblir le PS. Sa plus grosse crainte, ce sont les municipales de 2008 : Si on regarde les résultats des législatives, on voit que certains députés UMP n'ont été élus pour certains qu'avec 69 voix d'avance... et que beaucoup de villes de plus de 30 000 habitants ont vu la gauche en tête. Ce qui augure quelques sérieuses difficultés pour l'UMP dans quelques unes : Blois, Orléans, Saint-Brieuc, Nimes, Tarbes, Montauban, Quimper, Castres, Cahors, Chartes, Strasbourg... et surtout Bordeaux et Toulouse.

Il a donc intérêt à utiliser tout ce qu'il peut pour affaiblir le PS, et son "ouverture" n'est là que pour ça. Et le bruit médiatique autour de cette affaire,  masque tout le reste. En embarquant le PS dans la riposte, sans chercher à exploiter au maximum ces débauchages en encourageant par exemple Jack Lang à y aller et a tenir les citoyens au courant de tout ce qui s'y débat ?

Les ouvertures de dossier à faire....

Pendant ce temps, on ne parle pas du coût du pack fiscal de 18 milliards d'Euros, qui fait tiquer la commission européenne .. surtout quand Sarkozy revient sur les engagements de la France de faire disparaître son déficit d'ici 2010. Il a demandé une rallonge jusqu'à 2012 et à réduit l'engagement pour les années à venir. Tout cela alors qu'il parlait de la dette pendant sa campagne comme d'un fléau, et critiquait injustement la Gauche accusée de produire du déficit.
D'ailleurs l'historique de la dette le prouve : la droite gère mal le pays. On doit désormais avec les intérêts, pas loin de 200 milliards d'Euros hérités du ministre des finances d'Édouard Balladur, un certain Sarkozy.

De Rupture, dans ce domaine , il n'y en a pas : Chirac a laissé enfler le déficit avec une politique fiscale qui a favorisé les plus hauts revenus. On le constate dans le rapport de l'école d'économie de Paris (PDF).



Regardez bien ce qui s'est passé entre 2002 et maintenant. On voit qu'a compter de l'année 2003, les hauts revenus ont vu leur niveau grimper bien plus rapidement que les plus faibles. Ce sont les effets des cadeaux fiscaux de Chirac, et cette politique devait relancer la croissance.. sur le principe de la théorie du Ruissellement.. n'a rien apporté : Le chômage reste aux environ de 9%, de déficit commercial explose, les déficits aussi, la croissance n'a existé que dans le cerveau embrumé de Thierry Breton.
La route est droite, la pente est dure avait claironné le débile du poitou, Raffarin  : On voit que la pente des revenus supérieurs est vraiment raide, mais rassurez vous, ceux là n'ont pas eu à se fatiguer.

Et qu'entend t'on désormais, le ministre de l'économie nous ressortir cette théorie libérale jamais vérifiée.

"VOUS qui partez chercher au loin les clefs du paradis fiscal, je vous le dis : revenez, ce n'est plus le purgatoire ici. Enrichissez vous !".

Toujours mise en échec, cette théorie loufoque devrait donner des miracles chez nous ? Ce serait une nouvelle exception culturelle très particulière.

On ne parle pas non plus, des malheurs judiciaires qui pourraient arriver à MAM, une fois Villepin mis en examen... Cela ferait mal de voir un ministre en exercice convoqué chez les juges non ?
Ni de l'hécatombe autour de Rachida Dati, qui épuise de plus en plus de collaborateurs.. après à peine 3 semaines de travail.
Ni de la carte bleue de Cécilia, rendue, mais qui montre une collusion des intérêts de l'état avec ceux de la famille Sarkozy.
On ne parle pas non plus des hésitations autour de la franchise sur les dépenses de santé, est ce que ce sera 60€ ou découpée en rondelles , ce qui promet de toute façon un sacré bazar pour la mettre en place, on attend toujours la carte vitale 2 :o)
De même, qu'en est il du plan Douste-Blazy qui devait remettre les finances de la sécu à l'équilibre en 2007 : Nous en sommes loin, et on peut prendre le pari que la CRDS devrait augmenter prochainement.

On se le demande...

Rva.